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 Notre adresse courriel : familleenvoyage03@yahoo.ca

Dernière nouvelle

Bonjour à tous,

Nous sommes de retour chez nous. Les retrouvailles avec la famille et les amis nous aident à supporter les épreuves du retour (rentrée des classes pour Nicolas, recherche de logement, recherche de boulot pour moi, etc.). Ce n'est pas facile de mettre fin à une aventure comme celle-ci, et pour tout vous dire, cela ne nous tente pas...

Nous vous souhaitons à tous une bonne rentrée!

Sandrine

Bienvenue

Notre voyage a débuté en juillet 2005 et nous prévoyons revenir au Québec en septembre 2006. Si vous avez envie de suivre nos aventures aux États-Unis et de voyager avec nous, lisez les articles dans ces pages !

La famille en voyage.

Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /2006 13:34

Bonjour à tous,                                                                   

 

 

Depuis notre retour en France le 17 août dernier, Sandrine et Serge nous demandaient de commenter et de donner nos impressions sur notre séjour au Canada.

 

 

Mieux vaut tard que jamais, donc me voici pour vous dire notre enthousiasme pour ce voyage qui pour nous était attendu avec grande impatience après 2 étés assez soucieux et éprouvants.

 

Nous étions gourmands de visites, de tout voir : les sites naturels comme les villes et musées...

 

 

Nous avons donc quitté notre pays le 24 juillet à 9 h du matin pour un transit à Londres avec une attente de 9 h avant d'embarquer pour traverser les fuseaux horaires pendant 13 heures. C'est long, fatiguant, mais à l'arrivée, la récompense est là : grandes embrassades après 28 mois sans voir Sandrine et 4 ans en ce qui concerne Serge et Nicolas que nous ne retrouvons que le lendemain au camping  de Sooke. Nous avons le plaisir d'y retrouver Catherine que nous avions vu l'an passé lors de son voyage en France avec son conjoint Alexis.

 

 

Serge vous ayant narré notre installation dans le Tortillard qui malgré tous les soucis qu'il a fourni à nos hôtes est très confortable et spacieux ; je reviens à notre visite de  VICTORIA et des environs. C'est une ville de style anglais, avec une majorité de maisons basses, cossues, colorées et peu d'immeubles de taille moyenne. Je ne cache pas ma surprise à la découverte du quartier chinois où les enseignes de magasins, affiches, panneaux et autres indications sont écrites en chinois et traduites en anglais bien évidemment. Les ruelles très très étroites appelées « allées » (comme celle du Dragon par exemple) ne me semblent pas engageantes pour une ballade nocturne. C'est le quartier chinois de Victoria qui à mon goût est le plus typique de ceux visités (Vancouver et Calgary sont les autres). Pour Michel et moi, c'était une nouveauté et pour les Québécois je précise que nous habitons une petite ville (Guéret en Creuse) de 15 OOO habitants, en zone agricole. Nous avons tout de même 2 restaurants asiatiques !... Mais tant à Bordeaux qu'à Paris  nous ne connaissons pas de quartier ethnique entier, proposé en visite dans les dépliants touristiques.

 

Victoria pour moi, c'est aussi une  promenade pédestre tout autour de la baie avec le retour en bateau taxi, une promenade au port de pêche qui n'en a que le nom car il est plus touristique qu'autre chose avec ses maisons-bateaux ou ses bateaux-maisons (?) de modèles très différents.

 

 

Par contre, TOFINO est un véritable port de pêche pour des gens qui vivent du fruit de leur travail en mer. La mer, le fjord, difficile de discerner tant il y a de bras d'eau entre des  îles et  presqu'îles vallonnées et forestières. Vrai, le temps est couvert et nous cache la cime des monts qui abritent, en face de nous sur l'île Meares la dernière tribu Nootka ; là, tout comme sur la côte Nord des Etats-Unis, on ne pouvait pas chasser les autochtones plus loin !... TOFINO est un bout du monde, tout à l’Ouest, entouré d'eau sur 3 côtés puisque tout au bout de la route sur une étroite bande de terre. Cette presqu'île est heureusement protégée depuis la création du  PARC NATIONAL « PACIFIC RIM ». C'est un lieu très agréable pour des sportifs (chasse, pêche, sports de mer); mais vivre là ! C'est comme vivre dans le Larzac (France) ou sur la côte Nord (Québec) ; faut vouloir.

 

 

Bien que l'île de Vancouver nous semble immense (4 fois la superficie de la Corse), elle est traversée  du nord au sud par une unique route qui longe sa côte Est et par seulement 3 routes goudronnées d'Est en Ouest complétées par quelques pistes. Le nord de l'île ne présentant pas de site purement touristique, nous  embarquons à Nanaimo  sur le traversier qui nous conduira sur le continent et dans la banlieue de la ville principale de la Colombie Britannique VANCOUVER.

 

 

Comme le camping de SURREY est assez éloigné du centre ville, nous empruntons le métro aérien pensant découvrir Vancouver  à moindre fatigue : peine perdu, la partie qui nous intéressait est souvent cachée par des tunnels. C'est tout de même un agréable moyen de transport qui évite les embouteillages alentour.

 

Ne connaissant pas San Francisco, je dirai que cette métropole est énorme et malgré cela, elle possède un cachet et un équilibre dans son urbanisme.

 

La vue d'ensemble depuis le parc Stanley est saisissante : imaginez une forêt d'immeubles sur un fond de montagne et en bordure de mer ! Je dois ajouter qu'il est agréable de circuler tant à pieds qu'en voiture dans le centre ville. Les rues sont suffisamment larges pour que l'on s'y sente à l'aise pour flâner, de plus il faisait beau temps !  Nous rencontrons 2 ratons laveurs fortement habitués aux touristes puisqu'ils semblent prendre la pause à la grande joie des photographes.

 

L'emblème de Vancouver est un OURS dressé sur ses pattes arrière, on en rencontre à tous les coins de rue, chacun peint d'une décoration différente. Les TOTEMS (variés et colorés) y sont également très présents tout comme à Victoria.

 

 

Nous voici au 4 août, date importante pour Michel qui prend une année de plus (ce qui explique les bonnes bouteilles) mais également le milieu de notre voyage.

 

La vallée de l'OKANAGAN mérite le détour, ne serait-ce que pour son immense lac et tous les petits qui le bordent avec des noms charmants comme « lacs Kalamalka, Osoyoos, Skaha, Wood». Cette vallée est large et le soleil est là !... qui donne une agréable luminosité à l'eau. Catherine (mais c'est la seule) s'est même baignée...

 

 

La route vers les Rocheuses nous amène à passer à KAMPLOOPS, petite ville blottie dans un vallon désertique et qui avec ses habitations aux toits en terrasses m'a rappelé l'Argentine à San Juan qui se situe au pied de la Cordillère des Andes (une pensée pour notre ami Patrick !)

 

 

CLEARWATER, ce n'est pas encore la montagne mais nous y allons ! Et en tant qu'anciens montagnards, Michel et moi attendons avec impatience de découvrir ces fameuses Rocheuses.

 

Clearwater est un assez gros village dans un ensemble forestier où évidemment il se pourrait que l'on rencontre l'ours... C'est le début de la période où les plus jeunes d'entre nous doivent dormir dans le Tortillard car pas question de monter une tente susceptible d'être attaquée en pleine nuit... Prudence.

 

A ce sujet : le camping de lac Louise possède une prairie clôturée où doivent s'installer les toiles de tente ; la clôture est électrifiée la nuit !...  Rassurant ou inquiétant ?

 

Nous avons pris le temps d'aller admirer une succession de 3 chutes d'eau qui forme la rivière Clearwater et nous constatons depuis la colline gravie, un filet d'eau dans le fond de la vallée, absolument vert émeraude. C'est le début des ruisseaux et lacs aux couleurs admirables.

 

 

Nous abordons la région des montagnes par son point culminant : le Mont Robson. Notre route passe à proximité et nous découvrons une magnifique face nord saupoudrée de neige que nous admirons en pensant à la joie des grimpeurs. Le soleil brille encore....

 

 

Enfin JASPER, je me souviens d'avoir écrit à Julie il y a quelques années sans bien situer l'endroit au début... Maintenant que j'y suis, je confirme que c'est très beau.

 

Les tarifs onéreux d'épicerie ont scandalisé Serge sans bien nous surprendre puisque habitués à cette constatation en France. Chez nous, on nous parle d'éloignement et de difficultés d'approvisionnement, l'altitude que voulez-vous....

 

Dans notre cas, difficile de stocker des produits frais, pour 8 jours et 6 personnes dans le réfrigérateur du  Tortillard. Tant pis pour notre portefeuille, les Français et particulièrement Michel ne savent pas avancer sans pitance !!!

 

 

Nous envisagions un pique-nique au lac Maligne mais à notre réveil le lendemain de notre arrivée, les cimes disparaissaient derrière un épais brouillard qui prit la matinée pour se dissiper. C'est donc un circuit écourté que nous avons fait et qui nous permis de voir un jeune orignal prendre son repas.

 

 

Le lendemain nous allons jusqu'au pied du mont Edith Cavell (3368 m) dont Serge vous a fait la description. Sur le trajet de retour, nous faisons un détour pour aller voir à quoi ressemble une station de ski dans les Rocheuses. Un seul bâtiment assez important pour englober le départ d'un tire-fesses et quelques boutiques (évidemment fermées) pour les éventuels oublis à Jasper. Le tire-fesses rejoint au sommet un téléphérique qui vient du versant opposé. Peut-être la route que nous avons empruntée n'est pas déneigée l'hiver car nous avons atteint le haut de la station. Les pistes sont larges et agréables.

 

De retour au camp dans la soirée, nous avons la surprise et la joie de voir un troupeau de Wapitis venir brouter l'herbe entre les caravanes... Ces animaux restent inoffensifs tant qu'on leur fiche la paix (photo au flash et approche non appréciées).

 

 

La promenade des CHAMPS DE GLACE, imaginez notre attente !

 

Nous avions lu dans le « Michelin » que sur les 233 km de route en altitude (1500 à 2000 m), il y avait 32 glaciers à admirer et une multitude de lacs, chutes d'eau et sommets à découvrir. Le glacier le plus important est l'Athabasca (325 km2) qui représente la plus vaste calotte glaciaire non polaire du continent. Les eaux de fonte de cette calotte alimentent 3 océans : l'Atlantique, le Pacifique et l'Arctique.

 

Oh rage, Oh désespoir... le plafond nuageux s'arrête à quelques mètres au dessus de nos têtes et voilà ! ...Grosse déception !... Mais souvent avec nos amis, n’avons nous pas dit que la Montagne se mérite....

 

Je me console en photographiant des fleurs et notamment un (ou une ?) CASPILEGI  ROUGEATRE (merci à la pancarte du centre d'accueil). C'est une jolie plante aux pétales multiples en forme de cornet rouge orangé inconnue chez nous.

 

 

Qu'ajouter à la description de la promenade au fond du lac Louise ?

 

Que nous y avons rencontré de nombreux Spermophiles à mante dorée : petit animal très vif ressemblant à un petit écureuil avec le dos  rayé dans les tons allant du beige au brun foncé. C'est notre 4ème découverte animalière avec le Casse-noix d'Amérique qui est un charmant oiseau de la taille d'un pigeon, avec un long bec noir et au plumage gris-perle avec l'extrémité des ailes noires.

 

Si les animaux sont nombreux, les touristes aussi. Par contre, Jasper, Banff et Lac Louise qui sont les hauts lieux de l'alpinisme, nous ont semblé bien calme ! Nous n'avons rencontré qu'une cordée de 2 alpinistes se rendant au refuge « Abbot » pour faire  l’ascension  du pic Victoria (3464 m) le lendemain.

 

Tant de sommets que nous aurions aimé gravir avec nos amis en des temps de meilleure santé et de jeunesse nous donnent un petit pincement au coeur.

 

 Déjà bien beau d'être allé si haut ! Nous avons atteint la plaine des 6 glaciers, splendide !

 

Serge vous parle de notre passage furtif au lac Moraine car les nuages s'en viennent et le froid avec. Ce magnifique lac est encaissé dans un cirque de hautes montagnes et il est beaucoup plus sauvage. Malgré cela, on peut y faire du canot. Les amateurs d'eau qui sont avec nous, n'ont pas voulu apprécier ce plaisir.... découragés par une eau  à 4° C !

 

Le lac Peyto est celui qui me reste le plus en mémoire, il est d'une couleur que je n'arrive même pas à décrire, bleu, vert, turquoise...

 

 

C'est le dimanche 13 août, par une température  de seulement 11° à 8 h du matin, que nous descendons vers le sud et atteignons Banff (1000 m d'altitude).

 

BANFF est une petite ville de la taille de CHAMONIX, bien sûr avec des montagnes  d'aspect bien particulier tout comme leurs noms : mont Tunnel, mont Cascade, mont Sulphur; mais il y manque la neige sur les cimes...C'est que ces sommets ne dépassent  pas 3000 m d'altitude. De nombreux touristes visitent le centre ville mais sans sac à dos, ni cordes, ni mousquetons. Quelques grimpeurs sur un mur d'escalade naturel mais ce sera le seul endroit où nous aurons vu des montagnards.

 

Nous avons pris plaisir à parcourir le canyon Johnson qui est beau avec 3 chutes d'eau successives, assez importantes, mais il me semble qu'1 étoile sur le guide Michelin serait suffisante et non 2. Pourtant c'est par une journée de vrai beau temps que le gros de la troupe y a pris le repas de midi.

 

 

Déjà le 15 août, nous quittons les Rocheuses pour nous approcher de notre aéroport de retour : CALGARY. Contrairement à ce que pensent beaucoup de français depuis les jeux Olympiques d'hiver de 1988, cette ville n'est pas en montagne mais à 130 km à l'Est.

 

Même du haut de « l'orgueilleuse » tour, on ne les voit pas ; à peine une ombre sur l'horizon. Bizarrement le sol à cet endroit est presque plat.

 

Où ce sont donc passées les compétitions ?

 

Personnellement je me suis sentie bien dans cette jolie ville de moyenne amplitude et dont le centre reste aéré malgré de nombreux immeubles. Il est vrai que ceux-ci entourent les anciennes constructions en pierres, hautes de 2-3 niveaux maximum. Mais ces immeubles en vitre aux couleurs variées et tons pastel  qui se reflètent les uns sur les autres m'ont séduite. En se dirigeant vers le parc longeant la rivière Bow, on trouve rapidement des lotissements de maisons individuelles très charmantes avec leurs toits rouges ou verts.

 

Dans chaque métropole (Victoria, Vancouver, Calgary,) on rencontre de grands parcs et espaces verts  toujours situés en bordure de l'eau. Quand ce n'est pas l'océan, c'est le fleuve ou la rivière. Il est très agréable d'y faire une ballade d'autant que souvent ils laissent découvrir un beau panorama.

 

 

Mercredi 16 août :

 

Je n'ai jamais aimé les « au revoir ». C'est toujours triste et ça m'ennuie.

 

Je m’entends souvent dire que l'on s'habitue à la séparation et à l'éloignement des êtres chers, dans mon cas, je m'en accommode puisque c'est ainsi, mais je ne m'habitue pas.

 

 

Avec l'arrestation de 24 terroristes le 8 août, Londres a amplifié la sécurité de ses aéroports aussi voyons-nous beaucoup de policiers armés et de files d'attente au passage de la douane car les fouilles de bagages à main sont systématiques.

 

Cela ne nous décourage pas et dès que possible nous repartirons...quelque part sur terre.

 

 

Ne pas parler anglais au Canada est un handicap et nous avons été très dépendants de nos guides (merci à tous 4). Cependant avec des réservations faites depuis la France cela doit pouvoir  se faire, sûrement avec plus d'angoisses et d'appréhensions mais :

 

« Impossible n'est pas Français ! » (Vieux dicton de chez nous).

 

 

Si l'on parle finance : ça coûte beaucoup d'argent surtout en plein mois d'août mais je suis sûre qu'en période hors vacances scolaires l'on peut diminuer d'un quart le prix du billet d'avion Paris-Vancouver et tout doit être à l'avenant sur place j'imagine (location de motorisé ou de voiture et hébergement... essence et nourriture reste à voir !)

 

 

J'ai omis de vous parler de « l'INUKSHUK » qui en langue Inuit signifie « à l'image de l'homme ». C'est un cairn (pierres empilées) à  forme humaine et dont la grande pierre plate formant les bras indiquent la direction de la maison d'1 côté et celui du lieu de pêche à l'opposé. Prochainement (en 2010) tout le monde le connaîtra puisqu’il a été choisi comme mascotte pour les prochains jeux olympiques. Il est déjà représenté sous toutes les formes et dans toutes les matières et on le trouve déjà dans toutes les boutiques.

 

 

N'hésitez pas : ALLEZ-Y, LE CANADA VAUT VRAIMENT LE DEPLACEMENT.       

 

 

Nicole.

 

 

Guéret le 27 octobre 2006

Par Nicole - Publié dans : Récit de voyage
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /2006 17:26

12 septembre 06

 

 

Du 8 au 11 août 2006 nous campons au camping Whistlers, dans le parc national de Jasper.

 

 

Le 10 août nous fêtons le 17e anniversaire de l’arrivée de Sandrine au Québec. Je l’avais engagée pour s’occuper de mes 3 enfants avec un contrat d’un an. Ma famille ainsi que mes collègues et amis qui connaissent la situation peuvent témoigner qu’elle s’est bien acquittée de ce mandat. Elle en a même fait un peu plus…

 

 

Vendredi, le 11 août nous quittons Jasper en direction de Lake Louise. La route qui nous y conduit porte le nom de Promenade des champs de glace. Elle suit les rivières Athabasca et Bow et croise plusieurs glaciers et champs de glace dont le Parker Ridge, le glacier Athabasca et le glacier Crowfoot. Malheureusement pour nous le temps était nuageux, pluvieux et brumeux ce qui nous a empêché de profiter d’un panorama que l’on dit inoubliable.

 

 

LAKE LOUISE

 

 

Située dans le parc national de Banff, cette minuscule municipalité est mondialement connue pour son lac du même nom et l’hôtel qui le borde. Le village est l’agglomération la plus élevée au Canada.

 

 

Avec un unique petit centre commercial, Lake Louise est sans doute aussi la championne toutes catégories des prix les plus élevés pour s’approvisionner! Si vous visitez l’endroit un jour et que vous voulez éviter la faillite, je vous suggère de vous abstenir de manger ou encore d’apporter des conserves que vous aurez eu la précaution d’acheter ailleurs!

 

 

Le camping du parc est malheureusement très mal foutu et l’entretien de ses chemins est tout simplement déplorable. Cela ne nous donne cependant pas droit à une réduction de tarif.

 

 

BALLADE DANS LES SENTIERS PRÈS DU LAC

 

 

À partir du lac Louise qui est d’une grande beauté et classé patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco depuis 1980, plusieurs sentiers parcourent la région et nous font découvrir des paysages extraordinaires de montagnes et de glaciers. Dans cette région le plaisir de la randonnée ne date pas d’hier. Il trouve son origine au début du siècle dernier alors que la compagnie de chemins de fer (propriétaire de l’hôtel) engagea des alpinistes suisses pour développer des sentiers et guider les touristes de plus en plus nombreux. Ces mêmes alpinistes construisirent le long des sentiers quelques maisons de thé! Cela vous donne une idée de l’origine des premiers randonneurs…

 

 

Nous avons fait une longue randonnée le long du lac et plus loin en montant jusqu’à une des maisons de thé. Les randonneurs de notre groupe, sauf moi, ont continué quelques kilomètres de plus pour aller admirer le glacier Victoria ainsi que les nombreuses montagnes avoisinantes.

 

 

Par la suite, nous avons admiré le magnifique lac Moraine dont une photo des rives a longtemps illustré, il y a une vingtaine d’années, l’envers de nos billets de 20 $.

 

 

Avec une température un peu moins maussade, nous sommes retournés sur la Promenade des champs de glace pour admirer le lac Peyto (le plus bleu de toutes les Rocheuses), le glacier Crowfoot ainsi que le lac Bow.

 

 

Le dimanche 13 août, nous nous dirigeons vers Banff par l’ancienne route 1A qui est très pittoresque et où on croise souvent des grizzlys… mais pas nous!

 

 

BANFF

 

 

Centre touristique plus important (mais toujours unilingue anglais…) Banff est la porte d’entrée des Rocheuses lorsqu’on arrive de l’Est. Donc, pour moi, enfin ma porte de sortie des montagnes… Je crois l’avoir déjà dit, je ne suis pas le plus grand amateur de montagnes (même si elles sont bien belles). Je préfère de beaucoup la mer et les plans d’eau. Et dans les montagnes, j’y étais depuis le nord de l’Arizona et le Grand Canyon. Je pense donc que j’avais fait ma part d’efforts et j’ai préféré visiter la ville de Banff alors que les autres sont allés admirer le canyon Johnson et les paysages des environs.

 

 

Banff est une jolie ville touristique qui est traversée par la rivière Bow. Il me fut agréable de déambuler dans les rues de la ville et d’emprunter la promenade qui longe la rivière.

 

 

Mardi le 15 août nous quittons les Rocheuses pour nous rendre à Calgary.

 

 

CALGARY : RICHE VILLE … AMÉRICAINE!

 

 

Il n’y a pas si longtemps, Calgary était une sorte de trou perdu situé un peu à l’Est des Rocheuses (Fort Brisebois fondée en1875 par la Police Montée pour contrôler le trafic des spiritueux!). Mais au siècle dernier on découvrit dans cette province d’Alberta un important dépôt de sables bitumineux. Alors que le baril de pétrole était à 10 $ ou 20 $, l’extraction du pétrole n’était pas très rentable. Mais aujourd’hui, alors qu’il y a rareté et que le prix du pétrole atteint des sommets vertigineux, l’exploitation de cette immense réserve de sables bitumineux s’avère très rentable. On devrait en fait dire : très, très, très, très rentable.

 

 

La province d’Alberta n’a plus de dettes et elle a même accumulé un fonds de plusieurs milliards de dollars et qui croît toujours rapidement. Elle a également supprimé sa taxe de vente provinciale.

 

 

Donc Calgary est la ville des nouveaux riches et tous les sièges sociaux de l’industrie du pétrole s’y sont regroupés. Ici, tout est en expansion rapide et on cherche désespérément une main d’œuvre dans tous les secteurs.

 

 

Le trou perdu d’antan se donne donc maintenant des airs de grande ville riche ou les gratte-ciels poussent comme des champignons et rivalisent de hauteur. Toutes ces nouvelles constructions sont luxueuses mais, malheureusement, le tout fait hétéroclite et la ville n’a pas d’âme… L’ancien et le moderne se mêlent sans harmonie et on se croirait dans une ville américaine riche mais quelconque…

 

 

Au centre-ville, une orgueilleuse tour domine toute la ville et la plaine environnante. À sa base se trouve le bureau d’information touristique où il n’y a strictement rien en français (et pourtant à Washington, Philadelphie, San Francisco, etc.)! Devant ma demande, on m’a répondu que la ville n’avait pas l’argent nécessaire pour traduire les documents en français…

 

 

Nous avons quand même visité la ville : Stephen’s Ave la rue piétonne, le village olympique de 1988, le parc qui longe la rivière Bow et l’important quartier chinois (moins beau que celui de Victoria!).

 

 

CE N’EST QU’UN AU REVOIR MES FRÈRES…

 

 

Mercredi le 16 août c’est la fin du voyage! Ma fille Catherine doit prendre l’avion pour Montréal et mes beaux-parents, Nicole et Michel, retournent en France via l’Angleterre.

 

 

Mais quelques jours plus tôt un groupe de terroristes s’était fait arrêter à Londres avant d’embarquer dans des avions en destination des États-unis. Donc, aussi au Canada et particulièrement sur des vols en direction de Londres, de nouvelles directives de sécurité s’appliquaient depuis peu. Et bien, croyez-moi ou non, nous n’avons trouvé aucune version française de la nouvelle directive dans le Calgary International Airport. Cependant des dizaines d’écrans informatiques géants l’affichaient en anglais, naturellement! (Ah la joie de vivre dans un pays bilingue et biculturel ou la majorité respecte tellement sa minorité!)

 

 

Le départ s’est fait à l’heure prévue et c’est avec tristesse que nous avons vu partir les parents de Sandrine que nous ne reverrons sans doute pas avant quelques années…

 

 

Mais d’un autre côté, quelle joie de retrouver notre lit!

 

 

PETITE RÉPARATION

 

 

Je vous l’avais déjà dit, depuis quelques semaines le réservoir d’essence coulait un peu… Mais lors des derniers jours, il coulait un peu plus! Alors avec 3600 km à faire rapidement pour rejoindre le Québec, nous avons sagement pensé faire vérifier le problème avant de partir.

 

 

Donc jeudi le 17 août, nous trouvons un garage pour camions (toujours notre bon ange…) qui répare rapidement la fuite. Nous pensions que c’était relié à la pompe à essence située dans le réservoir : pas du tout! Le réservoir n’avait tout simplement pas été fixé assez solidement en Californie et avait légèrement bougé en fissurant le joint entre le réservoir et le tuyau vers le moteur… 115 $ plus tard, tout baigne!

 

 

LE GRAND DÉPART

 

 

La parenté partie et le Tortillard réparé, il ne nous reste plus qu’à revenir au Québec que nous avons quitté il y a plus d’un an. Nous n’avons plus le goût de visiter… Nous pensons à ce qui nous attend à St-Jérôme et nous décidons de rentrer au plus coupant. Nous abandonnons l’idée de revenir par les États-Unis et vendredi le 18 août, nous prenons la route transcanadienne vers l’Est.

 

 

CALGARY – SWIFT CURRENT

 

 

Dès que nous quittons la banlieue de Calgary, nous entrons dans la plaine, la très grande plaine canadienne. De loin en loin quelques modestes monticules. Mais entre chacun des dizaines de kilomètres d’une route droite et bordée de champs cultivés ou, parfois, de pâturages. C’est beau une heure, deux ou trois si on est passionné de grandes cultures. Mais après c’est l’ennui mortel!

 

 

En fin d’après-midi, Swift Current en Saskatchewan nous est apparue comme une oasis! Il y a peu à dire : le camping était bien, situé près de l’autoroute, avec des arbres, pas trop cher, etc., etc. Ayant constaté la très grande distance entre les agglomérations, nous avons rempli le réservoir le lendemain matin avant de partir.

 

 

SWIFT CURRENT – BRANDON

 

 

Samedi 19 août, c’est toujours la plaine! Rien à signaler sauf la ville de Regina que nous contournons sans nous y arrêter. Puis, après une journée comme la veille (relire plus haut…) nous arrivons à Brandon au Manitoba.

 

 

Après toutes mes critiques concernant le non respect du français dans le Canada anglais, je me dois de féliciter la province du Manitoba qui est la seule à souhaiter la bienvenue dans les deux langues lorsqu’on arrive à sa frontière. On retrouvera aussi le long de ses routes une signalisation partiellement bilingue. Encore une fois Bravo!

 

 

Il y a peu de choses à dire sur Brandon que nous n’avons pas visité. Il y a cependant lieu de souligner que c’est la seule ville de tout notre voyage ou des représentants municipaux sont venus visiter les campeurs de passage pour distribuer de l’information touristique sur la ville.

 

 

BRANDON – DRYDEN

 

 

Le dimanche 20 août nous arrivons en Ontario dans la petite ville de Dryden. En chemin nous rencontrons Winnipeg, que nous évitons en bonne partie par une route de contournement (nous n’avons pas l’âme à visiter…). Un peu avant d’arriver en Ontario, l’autoroute qui n’est plus véritablement dans les plaines pénètre dans une région de plus en plus boisée. À la frontière de l’Ontario : surprise! L’autoroute à 4 voies et terre-plein central se termine pour faire place à une route ordinaire à 2 voies et ce ne sera qu’un peu avant Ottawa qu’on retrouvera une autoroute, soit plus de 1225 km plus loin! Jusqu’à Sudbury, c’est pourtant ici la seule route qui relie en Ontario l’Est et l’Ouest du Canada. D’après moi, ça doit faire longtemps que le nord de l’Ontario n’a pas voté du bon bord…

 

 

Nous voici enfin en Ontario, province voisine du Québec! Mais l’Ontario est une grande province et nous ne sommes à peu près qu’à mi-chemin de la maison.

 

 

Donc plus d’autoroute à la frontière ontarienne, mais aussi une région sauvage de lacs et de collines et très peu de municipalités. La sauvagerie quoi!

 

 

Dryden : rien à dire!

 

 

DRYDEN – LAC SUPÉRIEUR (PARC PROV. NEYS)

 

 

En ce lundi 21 août, la fatigue du voyage commence à se faire sentir et rendus sur les rives du lac Supérieur, au parc provincial Neys, nous décidons de faire une halte et de nous reposer le lendemain.

 

 

De Dryden, nous rejoignons le lac Supérieur à Thunder Bay, autre ville importante que nous avons contournée.

 

 

Le lac Supérieur est impressionnant. Couvrant 82 700 km2 (deux fois la superficie de la Suisse), c’est le plus grand des Grands Lacs. Une partie de sa rive nord au Canada entre Thunder Bay et Sault Sainte Marie fait plus de 700 km de long, et on ne compte même pas 10 municipalités! C’est une mer intérieure imposante qui, lors d’une tempête, peut présenter des vagues immenses qui rivalisent avec celles des océans. Un minéralier de plus de 125 m y a déjà coulé…

 

 

Le parc provincial Neys est sur les rives du lac, mais loin de toute municipalité digne de ce nom. Lac immense, forêt immense et montagnes le délimitent.

 

 

 L’endroit est tellement isolé qu’on en avait fait un camp de prisonniers allemands lors de la dernière guerre. Peu de prisonniers ont tenté de s’évader. Un d’entre eux, sans doute un bricoleur, se fabriqua une paire de patins et tenta de rejoindre les États-Unis à plus de 200 km de là, par le lac gelé avant que ces derniers entrent en guerre. Après avoir parcouru quelques dizaines de kilomètres par une nuit froide, il rencontra de l’eau libre et dût rebrousser chemin, penaud!

 

 

Le parc présente de longues plages sauvages couvertes d’arbres échoués. Mardi nous nous sommes amusés à détourner le cours d’un petit ruisseau qui aboutissait dans le lac.

 

 

JOIE, PEINE ET INQUIÉTUDE…

 

 

Ce petit répit nous a permis de réfléchir à cette fin de voyage. Trois sentiments nous habitent en même temps. La joie de penser que nous allions revoir notre famille et nos amis que nous avons quittés il y a plus de 13 mois. La peine de penser que le voyage est fini et que notre belle liberté tire à sa fin. Enfin l’inquiétude (modérée quand même!) de savoir où nous pourrons nous loger dans l’immédiat et plus tard, quel emploi Sandrine pourra trouver, à quelle école inscrirons-nous Nicolas, etc, etc. Nous réalisons que toute bonne chose a une fin et qu’une nouvelle étape de nos vies débutera bientôt.

 

 

SAULT SAINTE MARIE ET THESSALON

 

 

Mercredi le 23 août, nous quittons le parc Neys pour nous diriger vers Sault Sainte Marie à la décharge du lac Supérieur et Thessalon, petite ville sur le lac Huron.

 

 

Lorsque sur une route touristique, on vous indique à l’avance un point de vue, il n’y a habituellement pas lieu de vous méfier : sauf en Ontario! Beau point de vue à l’avant pour voir le lac : je m’engage donc sur le chemin menant au stationnement. Mais celui-ci était tellement petit et mal fait que je n’avais pas la place de faire demi-tour pour revenir sur la route! Il a alors fallu décrocher l’auto du Dolly pour pouvoir tourner… J’avais le feu contre le ministère des Transports de l’Ontario. Jamais au Québec on ne verrait une pareille chose…!

 

 

Depuis Calgary nous n’avions rien visité. Mais à Sault Ste Marie il y a des écluses qui permettent le passage du lac Huron au lac Supérieur et connaissant mon intérêt pour les canaux et les bateaux, vous vous doutez bien que je me devais de m’arrêter et de visiter.

 

 

Bizarrement il y a 2 écluses parallèles : côté américain pour la navigation commerciale et côté canadien pour la plaisance.

 

 

L’écluse canadienne est bien aménagée et comporte aussi un petit musée intéressant dans l’ancien bâtiment de l’administration. Donc, visite intéressante. Je me promets bien d’y revenir, en bateau cette fois!

 

 

Après Sault Ste Marie, nous avons longé le lac Huron jusqu’à la petite municipalité de Thessalon, où nous allions camper sur le bord du lac dans un petit camping municipal.

 

 

Petite remarque en passant, contrairement à ce qu’on retrouve en France (et probablement en Europe en général), il y a fort peu de camping municipaux au Québec, au Canada et aux États-unis. Je trouve cette situation un peu désolante, car on laisse ainsi totalement le développement du volet camping aux mains d’entreprises privées qui n’ont définitivement pas une vue d’ensemble. Aux États-Unis avec le très grand nombre de parcs nationaux, de parcs d’états ou de terres publiques dotées de camping, c’est un moindre mal. La pire situation se retrouve au Québec où il n’y a pratiquement pas de campings municipaux. Imaginez un touriste en camping qui voudrait visiter Montréal : pas de camping à distance raisonnable. Il en est de même dans les Laurentides (destination touristique par excellence s’il en est une) où les campings sont peu nombreux, souvent réservés à des permanents ou encore exclusivement pour les personnes âgées et parfois hors de prix (nous vous en reparlerons rendus à Saint-Jérôme).

 

 

AUJOURD’HUI : DEUX FOIS LE BON ANGE…

 

 

Aujourd’hui, jeudi le 24 août, nous nous rendrons au parc provincial Driftwood qui borde la rivière des Outaouais. Ce sera notre dernier camping avant le retour au Québec.

 

 

La journée débute mal : le tuyau d’échappement fait un bruit d’enfer et le moteur semble fonctionner sur 7 cylindres plutôt que sur 8…! Je sens que le moteur peine. On fait quelques kilomètres et ça ne s’améliore pas. À Espanola nous remplissons le réservoir et on s’informe s’il existe un garage pour camions. Justement oui et tout près.

 

 

Comme dans tous les garages, ils sont très occupés mais acceptent de jeter un coup d’œil. Les 8 bougies des 8 cylindres sont bien reliées aux 8 câbles  du distributeur. Ce n’est pas ça! Avant de quitter le garage, Sandrine qui ne peut plus endurer le bruit du système d’échappement demande à ce qu’il soit réparé. La pose d’un simple collet règle le problème de bruit. Mais, oh miracle, ça règle aussi le problème de perte de puissance (je ne m’en serais jamais douté…). Nous repartons donc allègrement dans un Tortillard ragaillardi…

 

 

Nous arrivons finalement à Mattawa sur l’Outaouais. Sur une montagne située en face, sur la rive québécoise complètement inhabitée, on découvre de loin trois grandes croix blanches! Le Québec voudrait-il ainsi nous souhaiter la bienvenue?

 

 

Nous longeons maintenant l’Outaouais en direction d’Ottawa et une quarantaine de kilomètres plus tard nous arrivons à notre camping au parc provincial Driftwood.

 

 

Nous nous arrêtons à l’entrée du parc pour nous inscrire et choisir un emplacement. Tout est parfait, nous pouvons y aller. Mais voilà, le moteur du Tortillard refuse obstinément de démarrer… Le moteur tourne mais rien… Alors la batterie commence à faiblir… J’ai le feu où vous savez. Jusqu’à la lie dans ce maudit voyage de fous! Je me calme doucement en buvant une bière et 15 minutes plus tard le moteur démarre comme si de rien n’était! Merci bel ange… Mais n’aurais-tu pas pu prévenir plutôt que guérir?

 

 

Petit camping calme dans la forêt.

 

 

ENFIN LE QUÉBEC ET ST-JÉRÔME…

 

 

Nous sommes vendredi le 25 août 2006 et nous retournons au même camping Lafontaine que nous avions quitté le 5 juillet 2005, soit il y a plus de 13 mois…!

 

 

Nous trépignons d’impatience mais la route sera courte : Deep River, Petewawa, Pembrooke, Arnprior (ou nous retrouvons enfin une autoroute), Ottawa, Hawkesbury et enfin Grenville au Québec après avoir traversé la rivière. Enfin chez nous, enfin à la maison, au sens figuré bien sûr!

 

 

Vers 13 h 30 en ce vendredi 25 août 2006, nous arrivons enfin au camping Lafontaine à St-Jérôme!

 

 

Le voyage est terminé et mon récit s’achève ici pour aujourd’hui.

 

 

Dans quelques jours nous tenterons de faire un bilan de cette aventure et vous parlerons de notre réinsertion à la vie normale, enfin presque normale… De plus, dès que nous le pourrons, nous mettrons aussi sur le site Internet des photos de la fin du voyage. D’ici peu sans doute.

 

 

Salut à tous

 

 

Serge

 

Par Serge - Publié dans : Récit de voyage
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Mercredi 6 septembre 2006 3 06 /09 /2006 15:21

Bonjour à tous,

 

 

Cela fait très très longtemps que je n’ai pas écrit. En fait, depuis le début du mois de juillet. Il y a plusieurs raisons à ce fait, et je ne dis pas cela pour me faire pardonner, bien sûr! Tout d’abord, Serge raconte bien les évènements et je ne veux pas répéter. Ensuite, nos ordinateurs nous ont abandonnés. Avouez que ça tombait mal! Mais, je suis contente de vous retrouver, car j’ai beaucoup de choses à raconter.

 

 

L’arrivée au Canada n’a pas été très dépaysante par rapport à l’autre côté de la frontière… Il n’y a pas grands changements… Même langue, mêmes restaurants, mêmes épiceries (avec leur stupide système de carte de réduction!), etc. La seule exception reste la jolie ville de Victoria, dont le centre-ville historique rappelle davantage l’Angleterre que les États-unis, quoique l’on retrouve un peu cette ambiance en Nouvelle-Angleterre.

 

 

Revoir Catherine, après un an d’absence a permis de voir à quel point les jeunes adultes peuvent prendre de la maturité quand ils finissent l’école (université ou autre) et commencent à travailler sérieusement! Nicolas a trouvé quelqu’un de nouveau avec qui passer du temps! Merci ma grande pour ce répit! Blague à part, on a passé un bon moment ensemble!

 

 

Les retrouvailles avec mes parents ont bien sûr été pour moi un moment très agréable et intense. Nous ne nous étions pas vus depuis plusieurs années, et c’est toujours un immense plaisir de passer du bon temps ensemble.  Nicolas n’avait pas revu ses grands-parents depuis plus de 4 ans… Dans un cas comme celui-là, il faut refaire connaissance à chaque fois. L’enfant de 8 ans a cédé la place à un préado de 12 ans! Mais, après avoir passé plus d’un an avec la seule compagnie de ses parents, tout ajout de nouvelles personnes est un plaisir!

 

 

Vous l’avez compris en lisant le texte de Serge, vivre à 6 au lieu de 3 dans un motorisé de 34 pieds (ou 11 mètres) change bien des choses pour tout le monde. Dans un premier temps, nous avons passé quelques heures à réorganiser nos placards et nos espaces de rangement pour faire un peu de place dans les armoires pour tout le monde. Ensuite, nous avons appris à vivre avec beaucoup moins d’espace personnel pour chacun. Ce fut surtout difficile pour les deux plus jeunes, car ils ont dû partager le même lit durant plusieurs nuits… Nicolas est d’ailleurs tombé du lit au moins une fois! Mais, dans l’ensemble, on a bien fait ça!

 

 

Bon, je dois dire que j’adore voyager avec mes parents, mais il y a quand même un problème… ils apportent le mauvais temps à chaque fois :

 

1er voyage 92 : l’été le plus pluvieux et froid de la décennie,

 

2e voyage 93 : un automne hâtif et des feuilles qui tombent trop vite,

 

3e voyage 95 : l’hiver le moins neigeux des 20 dernières années,

 

4e voyage 99 : un été couci-couça,

 

5e voyage 06 : évidemment, ils nous ont amené le mauvais temps : brouillard sur l’île de Vancouver, pluie dans les Rocheuses… un peu plus et on avait de la neige en juillet!!! Pensez-y avant de les inviter pour des vacances!!!

 

 

Malgré la mauvaise météo, nous avons quand même pu faire beaucoup d’excursions et de visites intéressantes. Serge vous donne le détail de nos visites dans ses textes. Je ne répéterai pas. Par contre je vais vous donner mes points forts de ce mois :

 

-          La ville de Victoria

 

-          La Pacific Rim et Long Beach

 

-          Le parc Stanley et le quartier du port de Vancouver

 

-          Le lac Okanagan et sa région

 

-          Les Rocheuses en général et le lac Louise en particulier.

 

 

Le 16 août, nous avons dit au revoir à nos visiteurs… et nous avons soudain trouvé notre motorisé très grand et bien vide! Un peu de tristesse, et nous voilà au garage pour faire réparer la fuite du réservoir d’essence… Pour une fois que le problème est simple… Les boulons qui retiennent le réservoir en place s’étaient un peu desserrés suite aux vibrations et un joint d’étanchéité avait cédé. Une heure de travail pour deux hommes et le tour est joué. Le Tortillard est prêt à rentrer chez lui… mais nous, le sommes nous?

 

 

Est-ce qu’un Français, qui ne parle pas un mot d’anglais, peut se débrouiller dans l’Ouest canadien sans interprète? Non, définitivement pas! Les seuls endroits vraiment bilingues sont les parcs nationaux, mais il faut tomber sur LA bonne personne! C’est très insuffisant. Par contre, à l’inverse de mon adorable mari, je ne suis ni fâchée, ni surprise, ni même déçue… je m’y attendais tellement que ça m’a presque rassurée! Mais, pour être franche, je ne me suis réellement sentie dans mon pays qu’en traversant l’Outaouais et en entrant au Québec. Les autres provinces ne sont pas assez différentes de leur voisin du sud pour que m’y sente vraiment chez moi!

 

 

 

Nous sommes revenus au Québec en passant par les provinces de l’Ouest et non par les États-unis comme nous l’avions projeté au départ. Nous sommes aussi rentrés plus rapidement que prévu. Une fois la décision prise, nous n’avions plus envie de traîner en route. Le stress de chercher et trouver un appartement, de ne pas faire manquer la rentrée scolaire à Nicolas… enfin tous les problèmes du quotidien qui nous avaient épargnés pendant plus d’un an nous ont soudainement rejoints et ont changé notre perception du voyage. Il FAUT rentrer! Mon Dieu que cette phrase est terrible… Une obligation! Nous n’en avions pas eu depuis si longtemps… Ça fait vraiment peur!

 

 

Que dire maintenant que nous sommes rentrés depuis presque trois semaines… Je me réveille la nuit en pensant à ce qu’il ne faut pas que j’oublie de faire demain : téléphoner pour visiter le logement, se renseigner auprès de la commission scolaire, téléphoner à l’école, inscrire Nicolas, faire son choix de cours, passer chercher l’uniforme, acheter le matériel scolaire, aviser les assurances et les organismes publics de notre retour (RAMQ, SAAQ), régler les problèmes avec Toshiba, prendre rendez-vous chez le dentiste, le coiffeur, le médecin, etc. Je recommence à faire des listes de choses à faire… C’est horrible!!! Comment faites-vous pour vivre comme ça? Et encore, je n’ai pas d’emploi. Je n’ai pas encore trouvé la motivation de même penser à en chercher un! Je ne suis pas encore prête!  Mais, le serais-je un jour? Cette vie de liberté totale (ou presque) que nous avons vécu est tellement enivrante que rien que de penser avoir un horaire régulier, un patron et des obligations me donne le cafard! J’imagine et j’espère qu’une fois installée dans notre logement, mon état d’esprit sera différent et plus conciliant… Je le souhaite sincèrement!

 

 

Serge va finir de vous raconter notre périple… Ne vous inquiétez pas, je l’aide un peu!

 

 

La vie continue, l’aventure se poursuit d’une autre façon. Nous continuerons de mettre des textes et des photos pour nous mettre à jour.

 

 

À bientôt,

 

Sandrine

 

Par Sandrine - Publié dans : Récit de voyage
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Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /2006 20:21

Mercredi, le 30 août,

Tel que promis, voici différents textes qui relatent notre dernier mois de voyage.

LA GRANDE TRAVERSÉE

Le mardi 1er août, nous quittons l’île de Vancouver par le traversier pour nous rendre en banlieue de Vancouver à Surrey. La traversée est calme et nous louvoyons entre quelques jolies îles avant de traverser le bras de mer principal qui nous sépare du continent.

Le camping de Surrey est un peu loin de Vancouver, mais c’est le plus près à un coût raisonnable.

VANCOUVER

Vancouver est une jolie ville située directement sur le Pacifique. On y retrouve différentes attractions dont son quartier chinois et son vieux centre-ville. À ce dernier endroit, sur un coin de rue, une étonnante horloge à vapeur siffle le temps qui passe…!

Mais l’attraction principale de Vancouver est sans doute son fameux parc Stanley. L’élément principal de ce très grand parc est une boucle dans une presqu’île que l’on peut emprunter à pieds, en vélo, en patins à roues alignées, en auto, en voiture tirée par des chevaux et même en navette gratuite. On y découvre des marinas, le port de Vancouver, des bords de mer, des terrains de jeux, des aires de pique-nique, des plages, la vue sur un pont magnifique et particulier, une piscine et enfin un étang.

Vancouver est une ville moderne de bord de mer, mais elle ressemble à des villes américaines semblables… comme San Francisco à qui elle est souvent comparée.

SIGNALISATION ROUTIÈRE EN COLOMBIE-BRITANIQUE

C’est pas fort fort, et ce particulièrement à Vancouver…! En partant du centre-ville et en suivant la route 1 (Trans-canadienne) on a réussi à se perdre… Faut le faire! Mais toute la province est un peu idiote dans sa signalisation routière; méfiance, méfiance… Dire que j’ai travaillé pendant des années en communications pour le ministère des Transports du Québec. Peut-être aurait-on besoin de mes services ailleurs…!

BEAUCOUP, BEAUCOUP D’ASIATIQUES…

Il y en a tellement qu’en plus des traditionnels " Chinatowns " on retrouve, dans les banlieues, des centres d’achats qui s’adressent spécifiquement à eux… Nous avons fait notre épicerie dans un tel endroit, et je peux vous dire que nous y avons trouvé plus de produits exotiques que connus…!

Vendredi, 4 août 2006

LE TORTILLARD ET LES MONTAGNES

Brave bête va… Il a relevé le défi sans trop de problèmes… et moi aussi! Ce n’était pas encore les Rocheuses, mais presque. Bien sûr la voiture suivait docilement sans être attachée car avec mes beaux-parents Nicole et Michel et ma fille Catherine nous sommes maintenant 6 à voyager. C’est pas qu’ils soient trop gros ou trop lourdement chargés, mais comme nous étions déjà en surcharge … la prudence est de mise! (Et tous ceux qui me connaissent savent bien que je suis toujours très prudent…).

LA VALLÉE DE L’OKANAGAN

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette vallée maintenant très fertile était, à l’origine, une région semi désertique. L’irrigation mes amis, l’irrigation! Tout comme en Californie… Bref, on a créé artificiellement le lac Okanagan qui n’a pas moins de 180 km de long, est magnifique, et sert à arroser les nombreuses cultures de fruits ainsi que les vignes.

Notre terrain de camping (modeste en tous points) était situé à Vernon, au nord du lac.

La région était en pleine récolte des pêches et des cerises. Malheureusement, et comme dans bien des régions touristiques du genre (et ce même en France), les prix pratiqués par les agriculteurs à la vente à la propriété étaient beaucoup plus élevés que ceux des grandes surfaces; que voilà une bien mauvaise façon de traiter les touristes…!

Les fameux vins de l’Okanagan sont à l’avenant : trop chers pour la qualité. Il faut dire que mes beaux-parents, Nicole et Michel, viennent de la région de Bordeaux où, on a beau dire, on peut encore trouver de bons vins à petits prix. De plus, ils avaient apporté dans leurs bagages quelques BONNES bouteilles qui ont fait une concurrence déloyale à ces petits vins canadiens!

Kelowna est une ville plus importante sur la rive orientale du lac. On y relie l’autre rive par un pont flottant qui est continuellement congestionné. On devra y voir un jour…

La veille de notre départ de cette région, nous avons fait une ballade en boucle autour de la portion nord du lac Okanagan. Le très beau lac présente plusieurs points de vue intéressants.

Lundi, 7 août

EN ROUTE VERS LE NORD ET LES ROCHEUSES

En passant par Kamloops, nous nous dirigeons vers le nord pour aller rejoindre le Parc national de Jasper. Nous arrêtons pour la nuit au parc provincial de la North Thomson River situé dans la petite municipalité de Clearwater. On nous annonce des ours partout, mais nous n’avons malheureusement rien vu… Plus loin, sans doute!

Nous nous rendons compte que notre ordi Toshiba a, encore une fois, rendu l’âme…! Et comme le Dell avait déjà fait de même plusieurs jours auparavant, nous n’avons plus la possibilité d’écrire facilement des textes et de les afficher sur notre site. Merde!

Mardi, 8 août

PARC NATIONAL DE JASPER

En quittant Clearwater, nous poursuivons vers le nord, puis vers l’est où la ligne des crêtes des montagnes Rocheuses délimite la frontière Colombie-Britannique – Alberta ainsi que l’entrée dans le parc national de Jasper.

Dès l’entrée dans le parc, la route passe au pied du Mont Robson (3954 m), la plus haute montagne au Canada, puis au col Yellowhead avant d’arriver dans la municipalité de Jasper. Le Tortillard se tortille comme un grand! Les montagnes sont grandioses et les paysages à couper le souffle! Le soleil brille et nous en profitons pour admirer les paysages superbes.

JASPER

La jolie petite ville de Jasper est située dans le parc national. C’est avec une certaine nostalgie que je me souviens que ma fille aînée, Julie, y a vécu et travaillé près d’une année alors qu’elle était encore bien jeune (trop jeune…?). Bon, il faut bien que jeunesse se passe, et ça s’est passé…C’est donc du passé!

Les campeurs qui arrivent à Jasper feraient bien de faire leurs provisions avant d’arriver…! En effet, les prix pratiqués par les petites épiceries sont au moins le double de ce que l’on trouve ailleurs. Parcs Canada ne semble pas s’objecter…!

Nous campons au camping Whistlers à quelques kilomètres de la ville. Les emplacements sont bien, mais la réglementation est tellement tatillonne qu’on a l’impression d’un camping à la carte : besoin d’un permis pour faire un feu et défense de dresser une tente à côté du motorisé, même si il y a amplement d’espace (sinon vous payez pour un 2e emplacement à plus de 30. $). Le tout sans compter le tarif quotidien de visite du parc de 8 $ par personne! Ne campe pas qui veut dans nos beaux parcs nationaux canadiens. Les pauvres n’ont qu’à aller ailleurs!

VIVRE À 6 ET À L’ÉTROIT…

Vous aurez compris que nous n’avons pas dressé la tente et que nous avons vécu à 6 et à l’étroit dans le Tortillard…!

Quand on s’aime tous beaucoup, la promiscuité est une chose qui se tolère à petite dose mais pour pas trop longtemps! Tout s’est à peu près bien passé. Tout le monde était en vacances et détendu, ça aide à attendre son tour pour la salle de bains… Évidemment, il faut apprendre à ramasser ses affaires et limiter le nombre de déplacements.

Mais les petits câlins devaient se faire bien discrètement car un motorisé ça balance à pas grand-chose…! Il y a toujours l’option d’attendre aux petites heures du matin, mais parfois l’inclinaison n’y est plus, le ou la partenaire est moins d’équerre ou encore l’endormitoire a gagné les belligérants…! Bref, ce n’est pas idéal pour réviser son Kama-sutra… Mais bon, il y aura d’autres occasions!

PLUIE, PLUIE, PLUIE

Notre arrivée à Jasper a malheureusement correspondu avec l’arrivée d’une période de pluie. Rien de trop méchant, mais quand même assez pour un peu nuire dans les excursions et la visite de la ville. Les montagnes sont moins intéressantes quand elles se cachent derrière les nuages…

LA VALLÉE DE LA MALIGNE

Située à quelques kilomètres de Jasper, cette pittoresque vallée abrite un canyon, un lac qui disparaît à l’automne ainsi que le magnifique lac Maligne tout au bout de la route. Cette vallée est reconnue comme une des plus belles des Rocheuses.

Le canyon de la Maligne est un long défilé dans la roche calcaire qui a une profondeur de 50 m. Les rives s’approchent jusqu’à 3 m par endroits et la rivière a creusé de nombreuses marmites de géants. Des ponts piétonniers enjambent le canyon et permettent de bien voir plusieurs cascades.

Plus loin, le lac Medicine qui mesure près de 10 km de long se remplit au printemps mais le niveau des eaux baisse constamment jusqu’à l’automne alors que la rivière Maligne qui sert de déversoir se tarit. En fait, la rivière est en partie souterraine sous le lac et lorsque l’apport d’eau en amont du lac diminue, la portion souterraine vide doucement le lac et tarit le déversoir. La rivière réapparaît plus loin avant d’arriver au Canyon. Ce phénomène curieux mais bien naturel a bien impressionné les indiens du coin…!

Enfin, on rencontre le magnifique lac Maligne. Long de 23 km, il est entouré de nombreuses montagnes. De nombreux sentiers de courte ou de longue randonnée partent de ce lac. On nous prévient beaucoup de la forte présence des ours grizzly, mais malheureusement on n’en a pas vu…

MONT ÉDITH CAVELL ET GLACIER ANGEL

Un peu au sud de Jasper sur la route qui mène à Lake Louise et Banff, on rencontre le mont Édith Cavell ainsi que le petit lac Cavell situé presque sous le glacier Angel.

Cette intéressante excursion nous fait emprunter une route pittoresque et qui grimpe rapidement le long de la vallée de l’Astoria. Du stationnement du bout de la route, un sentier nous mène doucement au lac Cavell dans un magnifique décor de montagnes.

Comme le lac borde le glacier, on y retrouve de nombreux glaçons qui fondent doucement. Le site fait un peu penser au cirque de Gavarnie dans les Pyrénées, la glace en plus, la cascade en moins!

Connaissiez vous Édith Cavell? Moi non plus! C’était une infirmière anglaise qui lors de la première guerre mondiale en Belgique a, semble-t-il, soigné de nombreux militaires alliés et fut fusillée par les Allemands, sans doute parce qu’elle avait les dents d’en avant écartées… Il m’apparaît qu’on est bien loin de l’Angleterre, la Belgique, la première guerre mondiale et les méchants Allemands… Un cowboy local n’aurait-il pas pu faire l’affaire? Il semble bien que dans les Rocheuses canadiennes, si on peut sortir le canadien de l’anglais on ne peut pas sortir l’anglais du canadien…!

Ce sera tout pour l’instant.

La suite du voyage dans quelques jours. Soyez patients… et bons avec nous, qui essayons tant bien que mal de revenir dans la réalité après un long séjour dans nos rêves…

Serge et Sandrine

Par Serge et Sandrine - Publié dans : Récit de voyage
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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /2006 17:24

Bonjour à tous,

Notre voyage de retour fut plus rapide que prévu à l'origine et nous avons rejoint St-Jérôme au Québec vendredi dernier, le 25 aout. Contrairement à notre intention originale qui prévoyait un itinéraire via les États-Unis, nous avons finalement opté pour une route toute canadienne... pour véritablement voir ce pays qui est supposément le nôtre. Notre arrivée devancée va permettre à Nicolas de débuter son année scolaire en même temps que ses futurs camarades, le 31 août prochain.

Nos deux ordinateurs sont toujours hors service mais nous pourrons cependant mettre les textes manquants d'ici quelques jours...!

Au plaisir,

Serge

Par Serge et Sandrine - Publié dans : Récit de voyage
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