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Dernière nouvelle

Bonjour à tous,

Nous sommes de retour chez nous. Les retrouvailles avec la famille et les amis nous aident à supporter les épreuves du retour (rentrée des classes pour Nicolas, recherche de logement, recherche de boulot pour moi, etc.). Ce n'est pas facile de mettre fin à une aventure comme celle-ci, et pour tout vous dire, cela ne nous tente pas...

Nous vous souhaitons à tous une bonne rentrée!

Sandrine

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Bienvenue

Notre voyage a débuté en juillet 2005 et nous prévoyons revenir au Québec en septembre 2006. Si vous avez envie de suivre nos aventures aux États-Unis et de voyager avec nous, lisez les articles dans ces pages !

La famille en voyage.

Jeudi 22 juin 2006

BONNE FÊTE JULIEN!

Déjà 16 ans!

Par Serge et Sandrine - Publié dans : Fêtes
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Jeudi 15 juin 2006

Le 15 juin 2006

 

 

Nous sommes sur le point de quitter la région de San Francisco. Nous y avons passé une semaine. Comment résumer une ville comme San Francisco en quelques mots? Je dirais comme Mark Twain : « My coldest winter was a summer in San Francisco ! » (Mon hiver le plus froid fut un été à San Francisco!) Bon, Mark Twain n’a jamais vécu au Québec, mais c’est vrai qu’il fait froid à San Francisco. Sur une semaine, nous avons vu le soleil 2 jours seulement. Le reste du temps, il y a des nuages, du brouillard et du vent. La moyenne des températures en été est de 20 ˚C, en hiver de 15 ˚C. Le brouillard est toujours présent, c’est déprimant!

 

 

Par contre, c’est une ville qui est à l’avant-garde de la mode et des idées.

 

Les mouvements beatniks et hippies sont nés ici. On retrouve à San Francisco une plus grande concentration d’homosexuels que partout ailleurs au pays. C’est aussi ici que l’on trouve la deuxième plus grande communauté de Chinois aux États-Unis; ce qui n’a d’ailleurs rien à voir avec le point précédent! C’est aussi la ville qui accueille le plus de sans-abri et de clochards. C’est aussi ici que l’on a rencontré les plus mauvais conducteurs des États-unis : les gens ici conduisent comme des Parisiens!!! La main sur le Klaxon et le pied très pesant sur l’accélérateur. Nous avons beaucoup utilisé les transports en commun…

 

 

Être une ville accueillante et progressiste n’a pas que des avantages, comme on peut le voir! Par contre, c’est aussi la ville où nous avons vu le moins de personnes obèses, et le plus de mélanges raciaux : couple mixte ou amis de différentes couleurs.

 

 

La baie de San Francisco a été découverte assez tard, car il y a tellement de brouillard que personne ne l’avait vue!!! Elle a d’abord vu le jour comme une mission espagnole, avant de devenir une petite ville mexicaine, puis américaine. Elle doit son développement à la ruée vers l’or dans la Sierra Nevada et à son port.

 

La ville est construite sur un site hautement instable : la faille de San Andrea. Un terrible tremblement de terre et surtout l’incendie qui en a résulté ont détruit 80 % de la ville en 1906. Le traumatisme a été grand. La reconstruction a été rapide, car un juge de l’époque a fait payer les compagnies d’assurances en décrétant du haut de son banc que c’est le feu et non le tremblement de terre qui a détruit les maisons… Tout le monde attend un nouveau grand tremblement de terre : The Big One. On sait qu’il va arriver, mais on ne sait pas quand!

 

 

Nous avons visité San Francisco comme des touristes qui viennent pour la première fois, et vont voir les points les plus touristiques : le pont du Golden Gate (en auto et en bateau), Alcatraz, le port, les rues en pentes et les « Cable Car », le quartier Haight-Ashbury (beatnik et hippies), le quartier des affaires, les plages, etc. Nous n’avons pas eu le temps pour le quartier chinois, malheureusement!

 

 

L’architecture de la ville est à l’image de ses habitants : cosmopolite! Des maisons victoriennes colorées plus ou moins restaurées côtoient des édifices en hauteur modernes, des hôtels de luxe font de l’ombre aux pagodes du quartier chinois, des maisons luxueuses bordent des parcs où dorment des clochards. Des drapeaux arc-en-ciel annoncent le quartier gay et ses boutiques spéciales…

 

 

Le plus surprenant de San Francisco est la variété des moyens de transport collectif. On retrouve un métro, des autobus, des trolleybus, des tramways et bien sûr l’incontournable Cable Car . Il faut aussi parler des trains de banlieue et des traversiers… Bref, de tout, pour tous les goûts, mais ce n’est pas facile de s’y retrouver!

 

 

Cela m’a pris du temps avant d’aimer la ville. En fait, il a fallu le retour du soleil pour que je commence à l’apprécier… J’aurais aimé avoir plus de temps pour véritablement en faire le tour et mieux l’apprivoiser. Par contre, je sais que je n’aimerais pas y vivre : il y a trop de brouillard et il n’y a pas assez de chaleur!

 

 

Voilà pour San Francisco. Serge va vous donner plus de détails.

 

À bientôt,

 

Sandrine

 

 

 

Bonjour à vous tous,

 

 

En quittant Kingsburg nous avons fait le plein d’essence du Tortillard à une station qui présentait deux prix distincts : prix réguliers pour ses pompes donnant sur la rue et prix passablement plus bas pour des pompes situées à l’arrière. Ayant besoin de plus de 250 litres, nous avons opté pour les prix les plus bas… malheureusement!

 

 

Carburant contaminé, sale ou contenant de l’eau? On ne sait trop… mais en arrivant en banlieue de San Francisco il y a des collines et le moteur s’est mis à faire de siennes…! On enlève l’auto du Dolly (remorque de traction) et on continue de peine et de misère jusqu’au camping.

 

 

Plus tard, en changeant le filtre à essence, je constate qu’il était fort encrassé. Mais je ne l’avais pas changé depuis plus de 2000 km. Donc essence de qualité douteuse ou résidus du réservoir usagé… qui sait! Mais les mauvaises nouvelles ce sera pour plus tard.

 

 

Notre camping est situé dans le Chabot County Park, en pleine nature dans les montagnes, à environ 20 minutes du train de banlieue qui passe dans la municipalité de Castro Valley et qui mène directement au centre-ville de San Francisco.

 

 

Mais la première journée, on ne le savait pas! Alors, on s’est rendu en auto… Heureusement, c’était samedi, car la circulation ici est folle! Après un arrêt au Visitor’s Center où nous achetons des City Pass qui permettent l’utilisation de tous les transports en commun de la ville et l’entrée de plusieurs musées et attractions, nous décidons de nous éloigner du centre-ville et de visiter l’Exploratorium situé dans l’ancien Palace of Fine Arts.

 

 

Après la destruction de la ville en 1906, les habitants reconstruisent rapidement et décident même de tenir une exposition mondiale en 1915, je crois, dont le Palace était un bâtiment majeur. D’inspiration européenne (ça faisait chic à l’époque…), l’édifice est un demi-cercle qui entoure une sorte de monument à colonnes.

 

 

L’Exploratorium est sans doute le musée scientifique le plus intéressant qu’il m’a été donné de voir. De très nombreuses présentations invitent le visiteur à faire des expériences qui lui font comprendre différents phénomènes physiques, chimiques, naturels ou autres. Il faudrait plus d’une journée pour bien voir tout ce qui est présenté.

 

 

Ce musée est situé à côté de Crissy Field qui est une plage située à l’entrée de la baie et qui mène au Golden Gate Bridge.

 

 

Le nom Golden Gate est celui de l’étroit passage entre le Pacifique et la baie de San Francisco. Il fut nommé ainsi, car il représentait la porte vers l’or pour les chercheurs d’or qui arrivaient par bateau. Le pont a donc pris le nom du détroit qu’il engendre.

 

 

Ce pont a une renommée mondiale qui n’est pas surfaite : il est magnifique et majestueux!

 

 

Le dimanche 11 juin, nous avons visité le quartier huppé de Nob Hill, ainsi que le quartier des affaires. Nob Hill présente plusieurs demeures victoriennes intéressantes. Mais notre découverte de cette journée fut celle des Cable Cars.

 

 

San Francisco est construite sur une vingtaine de collines et au 19e siècle un fabricant de câbles inventa ce moyen de transport original et unique au monde. Sur différents circuits, des câbles sont en mouvement constant dans des tranchées étroites en acier entre les rails de sortes de tramways sans moteur. Pour avancer, les Cable Cars serrent le câble. Avec une force maximale, les véhicules avancent à la même vitesse que les câbles. En serrant moins, on avance moins vite. Pour monter les côtes, on serre à fond et pour les descendre on laisse glisser en tenant le pied fermement sur les freins…!

 

 

Tous les câbles passent dans le Cable Car  Museum ou des moteurs électriques les font avancer à vitesse constante.

 

 

Ces véhicules originaux sont une caractéristique unique de San Francisco et il fait bon se déplacer dans la ville en se tenant sur les marchepieds.

 

 

Mais à San Francisco, ville un  peu folle, on trouve toutes sortes de transports en commun : Cable Car, tramways, trolleybus, autobus, autobus articulés, métro et trains de banlieue (qui traversent la ville de part en part). Parfois, plusieurs types de transport empruntent une même artère…! Et imaginez deux circuits de Cable Car  qui se croisent… qui lâche son câble en premier…!

 

 

La ville présente une vie artistique et culturelle intense. Nous y avons visité trois intéressants musées : le musée des arts modernes, le musée de Young et le musée Legion of Honor. On y trouve de tout : peintures et sculptures de toutes les époques et de toutes les origines, dont de nombreux artistes français.

 

 

Le Legion of Honor est une copie adaptée du palais de la Légion d’honneur de Paris et est situé dans un parc qui domine le Golden Gate Bridge. On y présente plusieurs œuvres de Rodin (dont Le Penseur) et une importante exposition de Monet débutait quelques jours après notre passage.

 

 

Nous avons visité le quartier Fishermans Wharf (le quai des pêcheurs) qui est une sorte de trappe à touristes…! On y trouve néanmoins un intéressant aquarium qui offre un long couloir de vitre sous la mer ainsi que le Maritime National Historical Park qui expose plusieurs navires anciens.

 

 

Du Fishermans Wharf, nous avons embarqué sur un bateau excursion qui nous a fait faire un tour dans la baie (et sous le pont) ainsi que sur une navette qui nous a menés sur l’île fameuse d’Alcatraz.

 

 

Cette prison célèbre a regroupé pendant une trentaine d’années les prisonniers américains les plus rebelles. Le régime de vie était très sévère. Seuls trois prisonniers ont réussi à s’enfuir malgré les forts courants et l’eau froide. On ne les a cependant jamais revus et il est fort possible qu’ils se soient noyés…

 

 

Malgré toute sa tolérance, on trouve de très nombreux clochards à San Francisco. C’est l’ancien président Ronald Reagan qui, du temps où il était gouverneur de la Californie, décida de vider les hôpitaux psychiatriques pour épargner des sous…! Beaucoup de ces pauvres bougres mis à la rue étaient d’anciens soldats perturbés par ce qu’ils avaient vécu au Vietnam. Ils sont toujours à la rue… et perturbés!

 

 

Nous avons aussi visité l’immense Golden Gate Park qui comporte plusieurs lacs et attractions, dont un arboretum et un jardin botanique particulièrement réussi. Ce parc se termine sur la mer où on trouve une belle et longue plage.

 

 

Notre visite n’aurait pas été complète sans une promenade dans le quartier des hippies Haight Ashbury. C’est ici que la révolution culturelle et sexuelle a pris son envol. C’est un quartier complètement bigarré; l’architecture s’inspire de toutes les tendances et les couleurs les plus diverses se côtoient. On y trouve beaucoup de bars, librairies, magasins de disques, restaurants et boutiques de fringues qui étaient à la mode il y a 35 ans…! Mais faites l’amour pas la guerre.

 

 

Lors de notre dernière journée dans la région, nous avons remonté la côte un peu au nord de San Francisco jusqu’au Point Reyes National Seashore.

 

 

Pour nous y rendre, nous avons emprunté le fameux pont Golden Gate pour nous retrouver dans la petite ville de Sausalito. Moi qui aime les bateaux, et particulièrement les House-boats, j’ai été bien servi. En effet, cette municipalité regroupe le plus important rassemblement de house-boats au monde : on en compte environ 500 regroupés dans une sorte de quartier flottant…! Ça ressemble un peu à un Haight Ashbury maritime. De tout et pour tous… Et les habitants sont à l’avenant…! Mais, malheureusement pour moi, ce sont plus des Boat-houses que des House-boats (comprenne qui pourra…!) et bien peu pourraient s’éloigner du rivage…

 

 

À environ 20 milles (32 km) dans le Pacifique au large de San Francisco on retrouve l’archipel des îlots rocheux Farallon. Les eaux sont froides et poissonneuses et on y trouve de nombreuses colonies d’oiseaux, de phoques et de lions de mer. Mais l’archipel est surtout reconnu comme étant le plus important lieu de reproduction au monde du GRAND REQUIN BLANC, vous savez bien le Jaws de nos cauchemars…! Les gens de la région disent que l’eau est trop froide pour la baignade. Mais je crois surtout que ce sont de sacrés froussards… Je le serais sans doute aussi…!

 

 

En faisant cette excursion le long de la côte, je voulais aussi vérifier l’état de la route 1 que je pensais emprunter pour rejoindre notre prochaine escale. C’est à oublier complètement! La route est panoramique à souhait, mais étroite, sinueuse et en mauvais état (comme beaucoup de routes en Californie…). De plus, avec la qualité de carburant que j’ai dans mon réservoir…

 

 

Le Point Reyes National Seashore est un immense et magnifique parc. Un phare se situe sur la pointe qui s’avance dans la mer et les paysages sont magnifiques.

 

Une très longue plage longe le parc. On déconseille vivement la baignade à cause des fortes vagues, des courants et des grands requins blancs! On s’est donc contenté des paysages…

 

 

C’est tout

 

 

Serge

 

Par Serge - Publié dans : Récit de voyage
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Lundi 12 juin 2006

Le 12 juin 2006

 

 

Nous sommes à Oakland, dans la banlieue de San Francisco depuis vendredi. Nous avons beaucoup de retard dans nos récits de visite alors je vais essayer de tout vous raconter.

 

 

Serge vous avait parlé de la petite ville de Kingsburg et de ses « suédoiseries ». Nous y avons passé une semaine et avons visité deux parcs nationaux soit Sequoia and Kings Canyon NP. Les deux parcs sont conjoints et sont entourés de forêts nationales, ce qui les protège d’un développement touristique trop important.

 

 

LE PARC NATIONAL SEQUOIA

 

 

La route qui mène à la forêt de séquoias est difficile et abrupte : une vraie route de montagne! Par contre, nous sommes bien récompensés de nos efforts, car les paysages sont superbes et les arbres magnifiques!

 

 

Les séquoias géants sont des arbres immenses, énormes et très âgés. Ils ne poussent qu’à une certaine altitude (entre 5 000 et 7 000 pieds, soit 1 500 et 2 300m) et selon des conditions très précises. Leur croissance est assez longue puisqu’ils prennent jusqu’à 500 ans pour atteindre leur taille adulte. Ensuite, ils peuvent vivre 2 000 ans de plus, en grossissant un peu plus chaque année. L’écorce des séquoias est douce et de couleur cannelle. C’est un conifère qui produit des cocottes de la grosseur d’un œuf de poule. Chaque cocotte contient entre 200 et 300 graines qui ressemblent à des flocons d’avoine. Les cocottes peuvent mettre jusqu’à 30 ans avant de tomber de l’arbre! Une graine sur un million a une chance de devenir un arbre adulte!

 

Le plus grand organisme vivant de la planète est un séquoia géant, le Général Sherman dont voici les mensurations :

 

Hauteur : 84 m

 

Circonférence au sol : 31 m

 

Diamètre : environ 11 m

 

Âge : plus de 2 000 ans (estimation entre 2 100 et 2 700 selon les sources!)

 

Volume : 1 487 m³

 

 D’autres arbres sont plus grands ou plus vieux que lui, mais aucun n’atteint son volume total! Les séquoias côtiers (Redwood Tree) sont plus grands que leurs cousins (jusqu’à 113 m), mais ils sont beaucoup moins gros.

 

 

Heureusement pour lui, le bois du séquoia est tendre et fragile. Quand il tombe (naturellement ou sous la scie), il se brise facilement. Il est donc très difficile d’en faire des planches ou d’utiliser son bois pour la construction. En plus, il résiste au feu! Ces caractéristiques l’ont protégé de l’exploitation forestière. Cela revenait cher à couper pour en faire des crayons et des cure-dents!

 

Quand on se promène au milieu de ces géants, on se sent vraiment petit!

 

Quelques folies ont été faites lors de la découverte de ces grands arbres dans les années 1880-1900 (tunnel dans des arbres vivants, coupes de grands arbres pour des musées ou des expositions, etc.) et d’autres dans les années 1930 (hôtels, motels, et développement touristique non contrôlé), mais une meilleure connaissance et une plus grande conscience écologique ont modifié les politiques du parc et les responsables font de gros efforts pour restaurer les sites endommagés.

 

 

LE PARC NATIONAL KINGS CANYON

 

 

Situé directement au nord du parc des séquoias, le parc national du Kings Canyon est l’un des plus sauvages des États-Unis. Il n’y a qu’une seule route et elle mène au début des sentiers qui sont très nombreux. La route longe le canyon et descend au niveau de la rivière Kings. Nous sommes donc descendus dans un canyon, en auto… La route étrangement commence par monter… pour passer un col où nous avons vu de la neige! Oui, oui, de la neige! En Californie, en plein mois de juin! La vue depuis le col sur la Sierra Nevada est tout simplement magnifique!

 

 

Ensuite, la route descend en lacet, accrochée à la paroi du canyon, jusqu’au niveau de la rivière, qui est particulièrement haute cette année. La rivière Kings n’a rien de comparable au fleuve Colorado et les deux canyons ne se ressemblent pas du tout. Celui-ci est beaucoup plus étroit, plus encaissé, mais on sent toute la force de l’eau qui use les rochers pour faire son lit. Cela nous a permis d’avoir une autre perspective, un point de vue… d’en bas!

 

 

Nous avons observé les randonneurs qui se préparaient pour des excursions de plusieurs jours. Ce parc est le point de départ de nombreux sentiers de grandes randonnées dans la Sierra Nevada. C’est aussi le paradis pour les passionnés d’alpinisme!

 

 

Nous avons ensuite quitté Kingsburg pour nous rendre à Coarsegold, un petit village dont le nom signifie pépite d’or! Nous avons campé dans un très beau parc SKP, le Sierra Park. Nous avons surtout visité le parc national Yosemite.

 

 

LE PARC NATIONAL YOSEMITE

 

 

C’est, paraît-il, un des plus beaux parcs des États-unis. C’est surtout le premier site naturel à avoir été protégé en 1865 (au milieu de la guerre de Sécession!) par un décret signé par Abraham Lincoln!

 

 

La première journée que nous avons visité le parc, nous ne l’avons pas vraiment apprécié à sa juste valeur! Tout d’abord, nous avons été surpris par la foule qui se pressait dans la vallée. Les stationnements étaient complets, l’information incomplète et manquant de précision, plusieurs routes subissaient des travaux qui ralentissaient la circulation, etc.

 

La quantité de neige tombée cette année a empêché l’ouverture de la route de la Sierra. Le déneigement n’était pas terminé. De plus, un glissement de terrain a fermé complètement une des trois entrées du parc (sans date précise de réouverture, faute de financement), ce qui explique tous les problèmes de circulation que nous avons subis. Tous les touristes se retrouvent coincés dans la vallée!!!

 

 

Heureusement, nous avons décidé de sortir de la vallée et d’aller vers Glacier Point, renommé pour être un des plus beaux panoramas de ce pays (et un des plus photographié!). Nous ne l’avons pas regretté. Il y avait moins de monde, et la vue… tout simplement grandiose! Cela a remis tout le monde de bonne humeur et a chassé les frustrations de la journée!

 

 

La seconde journée de visite, nous étions mieux préparés et surtout nous sommes arrivés plus tôt et avec une idée de ce que nous voulions voir! Nous avions apporté nos bicyclettes et nous avons sillonné la vallée sur la piste cyclable, à notre rythme, sans nous soucier de la circulation et du stationnement!

 

Bref! La promenade a été agréable et nous avons vu tout ce qu’il y avait à voir : les centres d’interprétations, le musée, le village (rien d’exceptionnel!) et surtout les magnifiques paysages.

 

 

Yosemite est une vallée glaciaire qui s’est formée dans un canyon creusé par la rivière Merced. L’entrée de la vallée est « gardée » par deux énormes monolithes : El Capitan (2 307 m) et Half Dome (2 693 m). C’est un coin très renommé pour l’escalade, mais seuls les grimpeurs chevronnés s’y aventurent!

 

 

Le parc abrite plusieurs cascades dont la plus haute des États-unis et la cinquième plus haute au monde, la chute Yosemite, qui tombe en trois paliers pour former une cascade de 740 m de haut au total. On retrouve aussi la chute Bridevail (voile de la mariée), qui tombe de 189 m seulement, mais qui produit un nuage d’embruns qui imite le voile d’une mariée (d’où son nom!). 

 

 

On retrouve aussi une petite forêt de séquoias, dont quelques très gros arbres. C’est dans ce parc qu’avait été creusé l’arbre-tunnel capable de laisser passer une automobile. Il est tombé en 1969, mais un autre arbre-tunnel, plus petit, est toujours debout! Il est intéressant de constater l’évolution des mentalités et les efforts qui sont faits pour corriger les erreurs du passé!

 

 

Ensuite, nous avons quitté les abords de la Sierra pour nous rendre à Oakland, dans la banlieue de San Francisco.

 

 

Ce sera l’objet d’un autre texte.

 

 

À bientôt,

 

Sandrine

 

 

 

Bonjour à vous tous,

 

 

Sandrine a bien résumé notre visite des trois grands parcs nationaux. J’ajouterais que les montagnes sont bien hautes à mon goût et les canyons bien creux. Surtout que l’on doit monter ou descendre toutes ces différences d’altitude dans de tout petits chemins qui n’ont habituellement pas de garde-fous! Mais c’est bien beau…

 

 

Serge

 

Par Serge et Sandrine - Publié dans : Récit de voyage
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Jeudi 1 juin 2006

1er juin 2006

 

 

Petites réflexions très personnelles sur le désert

 

 

Nous venons tout juste de quitter le désert. Nous y avons passé plus de 4 mois. C’est long 4 mois, trop long pour Serge qui commençait à en avoir assez! Par contre, je garde un bon souvenir de cette période et de bons apprentissages sur cet écosystème fragile et exigeant.

 

 

Il existe plusieurs types de désert (de sable, de roches, de neige, etc.) et tous se caractérisent par des conditions climatiques extrêmes (chaleur torride ou froid excessif, aridité, etc.) qui ne facilitent pas le développement de la vie (végétale ou animale).

 

 

La météo

 

Le désert du Sonora en hiver est très venteux, poussiéreux, mais les températures sont acceptables. Le printemps est hâtif, les températures chaudes arrivent rapidement et la chaleur devient vite accablante. Une particularité très intéressante est l’omniprésence du soleil. Cela finit par devenir monotone, surtout pour un Québécois!!! Je m’explique pour nos lecteurs français qui ne connaissent pas tous ce trait caractéristique des Québécois : la passion pour la météorologie. Au Québec, parler du temps qu’il a fait, qu’il fait ou qu’il fera est une institution! À tel point qu’il y a une chaîne de télévision qui ne fait que cela! Il faut dire que ce pays vit des conditions climatiques très intéressantes et diversifiées : neige, froid, poudrerie, inondations, gel et dégel, vent, verglas, chaleur torride et humide, pluie diluvienne, etc. Alors, imaginez un peu, mon Québécois qui n’a plus rien à dire, car il n’y a ici aucune variante : le soleil a brillé hier, il brille aujourd’hui et il brillera demain! La seule différence est la présence ou l’absence de vent. Mais, c’est un vent stupide, qui n’apporte rien de bon, juste de la poussière! Le vent, dans un climat normal, apporte un changement de temps (orage, soleil après la pluie, vague de chaleur ou de froid, etc.), mais dans le désert, il n’apporte que de la poussière… Complètement dépaysant pour mon Québécois d’amour, qui avait tellement envie de voir le temps changer!!!

 

 

Nous avons eu chaud. Et même très chaud! Heureusement! Cela n’aurait pas été très intéressant de visiter le Désert de la Mort sous une pluie battante, ou sous une température acceptable. C’est comme venir au Québec en janvier et ne pas avoir de neige ou de froid! Ce n’est pas amusant!!! Par contre, nous avions choisi la bonne journée, car il ne faisait que 39 C quand nous y sommes allés. Le lendemain, la température affichait 47 C. Évidemment, les thermomètres sont placés à l’ombre! Le problème, comme on l’a déjà dit, c’est qu’il n’y a pas d’ombre! Dans notre merveilleux camping sur le bord du Lac Mead, nous n’avions pas d’électricité, donc pas de climatisation. Notre réfrigérateur a eu quelques difficultés à s’adapter à la chaleur et nous avons dû l’aider en plaçant de gros blocs de glace dans un contenant de plastique… Nous n’avions plus besoin de faire chauffer l’eau pour la vaisselle!!!

 

 

En fait, la chaleur est surtout difficile à supporter quand on veut dormir. Ce n’est pas agréable de se coucher dans des draps déjà chauds, de ne pas ressentir de fraîcheur même quand une brise souffle doucement (le vent est chaud!) et de transpirer juste à être couché. Je peux vous dire que ce n’est pas l’idéal pour les câlins…

 

 

Nous n’avons pas vu de vraie pluie depuis l’ouragan Katrina au mois d’août dernier. Personnellement, je ne m’en ennuie pas. Je suis assez contente de constater, chaque matin, que le ciel est bleu et que l’astre jaune est au rendez-vous. C’est vrai, nous avons toujours beaucoup de choses à faire ou à voir et c’est bien plus intéressant par beau temps.

 

 

La vie

 

Vivre dans un écosystème aussi différent que le nôtre nous oblige à revoir nos leçons de biologie. Par exemple :

 

Comment une plante peut-elle se développer sans eau?

 

Comment un organisme peut-il se décomposer sans humidité?

 

Nous avons tous appris qu’une branche morte qui tombe sur le sol va finir par pourrir et se transformer en humus qui va nourrir les autres plantes. Ce processus est plus ou moins long et met en scène des insectes, des animaux (oiseaux et rongeurs) et le temps qui apporte du soleil, de la pluie, du vent, etc. Ici, il n’y a pas de décomposition, car il n’y a pas d’humidité. La branche morte sèche sur place, sans se décomposer. Du bois mort, bien sec, ça prend facilement en feu, mais sans humidité, ça ne pourrit  pas, donc ça n’enrichit pas le sol. Heureusement qu’il y a le vent! Il déplace les branches mortes, les casse et au bout d’un très long processus, les réduit en poussière. Cette poussière qui nous a tellement dérangés et qui finit par s’accumuler dans les creux et les ravines et qui offre un terrain propice à la croissance des plantes après la pluie.

 

Les plantes ont développé des stratégies de survie dans ce milieu hostile (racines très profondes ou au contraire très étendues en surface, réserve d’eau, faire le mort, absence de feuille, fleur époustouflante pour une reproduction rapide, etc.). Comme quoi, au bout du compte, la vie est toujours la plus forte!

 

 

L’eau

 

Forte de cette expérience, je regarde le comportement des humains en général et celui des Américains en particulier et je ne suis pas fière! Nous ne réalisons pas que l’eau est une richesse qui n’est pas inépuisable! Nous agissons comme si nous en avions suffisamment et pour longtemps. Or, ce n’est pas le cas! Ici, dans le Sud-Ouest américain, la consommation est déjà nettement supérieure à la « production » ou plutôt à la quantité disponible. Entendons-nous les écologistes nous dire d’éviter le gaspillage? Pas du tout! Au mois de mars, à Yuma, la télévision nous annonçait tous les jours un nouveau record du nombre de journées sans pluie. L’ancien record était de 103 jours et datait de 1997. Le nouveau est de 132 jours, et il n’a plu que quelques gouttes une journée! Jamais nous n’avons entendu de messages interdisant l’arrosage des gazons ou le lavage des automobiles, ou même des conseils pour éviter le gaspillage! La certitude que l’eau coulera dans les canaux qui irriguent les villes endort les consciences. Pourquoi s’inquiéter? Le Colorado continue de couler! Nous, nous en aurons assez! Que ceux qui nous suivent se débrouillent avec les problèmes que nous leur léguons en héritage! Non, je ne suis pas fière de ce que je vois!

 

 

Je m’inquiète de voir ce géant si près de nous, car les ressources qu’il épuise sans vergogne, un jour, il viendra les chercher où elles sont, c'est-à-dire au Canada et au Québec. Déjà, des projets de vider une partie des Grands Lacs dans des canaux pour alimenter (ou plutôt abreuver) les grandes villes de la Côte Ouest ont été envisagés. Serons-nous assez forts pour résister à la pression que le gouvernement américain ne manquera pas de faire peser sur le nôtre? J’en doute!

 

 

Nous sommes sortis du désert et nous sommes heureux de retrouver des arbres, du gazon, des fleurs. Mais, dans cette région aride, à quel prix profite-t-on de cette végétation?

 

J’aurais aussi pu parler de l’absence de recyclage et de récupération, du gaspillage de l’essence (trop gros moteurs pour rien et jouets mécaniques) malgré les prix plus élevés, du suremballage généralisé des objets, et de tellement d’autres aspects vraiment pas positifs que ce texte aurait été complètement déprimant! Heureusement, au Québec et en France, la conscience écologique de la population est plus grande et des moyens ont été mis en œuvre pour protéger les ressources non renouvelables. Des gestes qui nous sont devenus tellement naturels que nous n’y pensons plus sont ici complètement inconnus, comme ne pas jeter une bouteille vide en vitre, une boîte de conserve, une canette en aluminium, du papier, du carton, des contenants de plastiques et tellement d’autres objets. Nous pensions que ces gestes étaient naturels et normaux. Ici, ils sont exceptionnels et rares. Vivement que les Américains se réveillent eux aussi!

 

 

Le Québec et la France peuvent être fiers de ce qui s’accomplit chez eux, mais ils ne doivent pas s’endormir sur leurs lauriers et au contraire mettre des pressions sur le gouvernement américain pour qu’enfin il fasse sa part!

 

 

Ce sera tout pour le moment.

 

Soyez heureux et profitez bien du printemps!

 

Sandrine

 

 

RÉACTIONS DE SERGE

 

 

Ce n’est pas vrai que les Québécois ne parlent que de météo! Comment Sandrine pense-t-elle que nos arrières grands-parents ont fait la revanche des berceaux? Avec leurs culs, et encore aujourd’hui les Québécois parlent beaucoup du cul… à défaut de pratiquer la chose…! Et lorsque l’on parle d’un temps de cul, on mélange agréablement les deux sujets! Voilà la preuve que nous avons au moins deux sujets de conversation : avis aux Français naïfs qui viendraient dans cette terre d’Amérique française pour la première fois…!

 

 

Pour le reste du texte de Sandrine, je suis assez d’accord… Mais il me semble que la côte californienne doit être différente de la vallée centrale qui ne comporte que des agriculteurs un peu… comment dire… comme en creuse Creuse!

 

 

Serge

 

Par Sandrine et Serge - Publié dans : Réflexions
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Mardi 30 mai 2006

30 mai 2006

 

Bonjour à tous ceux qui nous lisent assidûment ainsi qu’aux autres, les lecteurs sporadiques, les plus ou moins intéressés ou encore ceux qui arrivent sur notre site par hasard. Aujourd’hui, je vous pondrai quelques petits sujets qui n’ont pas rap.

 

 

ÇA CARBURE

 

 

Après son traitement-choc subi à Kingman en Arizona, le carburateur du Tortillard me semblait donner un rendement amélioré… un peu! Mais il est comme un bon vieux : il s’améliore avec le temps.

 

 

Il y a deux jours, nous avons traversé la Sierra Nevada pour venir dans la vallée centrale de la Californie. Cette chaîne de montagnes comporte plusieurs montagnes imposantes dont le Mont Whitney (4418 m), le plus haut sommet des États-unis hors Alaska. On y retrouve la Pacific Crest Trail, long sentier du Canada au Mexique.

 

 

Donc, nous avons traversé cette chaîne de montagnes entre les municipalités de Mojave et Bakersfield par le col de Tehachapi. Eh bien! Le carburateur a bien carburé…! Le moteur a bien donné toute sa puissance et grimpé les pentes allègrement. Vous me direz que c’est ce qu’on attend tous d’un moteur : c’est vrai, mais moi j’avais des doutes…Mais, brave moteur, j’ai maintenant confiance en toi; et ce d’autant plus que nous ne prévoyons plus de montagnes importantes avant la Colombie Britannique. Nous aurons alors tout le temps de voir venir!

 

 

ADIEU LE DÉSERT!

 

 

Avant ce voyage, je n’avais jamais vu le désert (ou si peu en 1970 pendant quelques jours au Maroc). Mais depuis janvier, nous n’avons vu que cela.. C’est bien beau les cactus, les mesas, les montagnes arides qui déchirent le ciel dans une palette de couleurs à vous couper le souffle, mais il y a aussi le satané vent qui soulève tout le temps la poussière qui s’infiltre partout! Et le soleil, toujours le soleil. Toujours, toujours, toujours le maudit soleil! Pas moyen d’avoir un peu de nuages, de neige, de pluie ou juste de temps un peu maussade…! Non, jamais : toujours le soleil. Et il chauffe tout le temps : à nous en rendre malade!

 

 

Le soleil c’est comme le sirop d’érable ou la crème Chantilly (d’après de votre appartenance culturelle) : ça peut causer des indigestions si on en consomme trop!

 

 

Soleil et cactus : nous n’avons connu que ça depuis près de cinq mois. Alors, mes petits amis, quel bonheur ce fut d’entrer dans la vallée centrale de la Californie! Enfin des forêts, des vergers, du gazon! Et bientôt, je l’espère, des orages, de la pluie, du froid et du mauvais temps et, pourquoi pas, une petite tempête! Québécois et Français : vous ne connaissez pas votre bonheur d’avoir parfois du mauvais temps! Ici, c’est toujours beau, toujours chaud et il ne pleut jamais. Quel temps ennuyant et prévisible! On ne peut même pas discuter température comme au Québec : ici c’est toujours platement pareil : beau et chaud! Je vous le dit : il n’y a plus de sujets de conversations…

 

 

Et ici, dans la vallée centrale de la Californie, il n’y a tellement pas d’eau, qu’il leur faut presque vider le Colorado pour pouvoir cultiver! Les vins de Californie! Faites-moi rire : l’eau vient du Colorado… Mais je m’égare…

 

 

RENAISSANCE D’UNE TRADITION

 

 

La vie nomade en motorisé est pleine de surprises. Avec l’arrivée il y a fort longtemps d’appareils électroménagers de plus en plus performants, plusieurs traditions domestiques anciennes ont été presque perdues. Ainsi sont disparues les longues soirées familiales passées à discuter gentiment autour de l’évier de la cuisine! Mais le voyage, version longue durée, permet la renaissance de cette tradition : je veux parler ici, bien sûr, de la tradition de la vaisselle à la main!

 

 

Dans un motorisé, les éviers et les comptoirs de cuisine rétrécissent. Il faut donc faire la vaisselle souvent! Et quel plaisir pour un père de voir son fils s’offrir spontanément pour faire la vaisselle de la journée! Je pense que ç’a m’est arrivé au moins une fois depuis juillet dernier!

 

 

Alors, je me plonge régulièrement les mains avec joie dans cette tradition domestique presque disparue…!

 

 

Et je fais le tout consciencieusement! Contrairement à cette façon déplorable de procéder qui consiste à tout laver, mais à tout laisser sécher sur le comptoir, je sèche moi-même la vaisselle avec un linge à vaisselle spécifiquement prévu à cet effet. Mais j’aurais une suggestion à faire…

 

 

Voulez-vous me dire pourquoi l’ourlet du linge à vaisselle n’entre pas (ou si mal) dans les rebords des plats de plastiques genre Ziploc? Je dois alors souffler dans les rebords pour en enlever la mousse, et ce n’est pas très hygiénique! Donc, je suggère que les fabricants de plats de plastique rencontrent les fabricants de linges à vaisselle et s’entendent sur une norme internationale de façon à ce que les ourlets s’insèrent bien dans les rebords. Ainsi, ma vie serait facilitée!

 

 

C’est bien beau la renaissance des vieilles traditions, mais je m’ennuie parfois de mon lave-vaisselle!

 

 

LES USTENSILES ET ASSIETTES JETABLES

 

 

Avant le départ, nous avions pensé que pour économiser du poids (et du temps lors de la renaissance de la tradition oubliée ci-haut) il serait pratique d’utiliser surtout des ustensiles et des assiettes jetables.

 

 

Cette décision logique pour un voyage de quelques semaines, s’avère moins bonne dans notre cas.

 

 

D'abord, il y a le coût et surtout le fait de toujours jeter ce qui pourrait encore servir (particulièrement si on est un peu écolo sur les bords!). Comme nous n’avons apporté que très peu de véritables ustensiles et assiettes, nous mangeons le plus souvent avec des ustensiles en plastique dans des assiettes plastifiées en carton. Et nous lavons le tout afin de pouvoir les réutiliser le lendemain! Un peu niaiseux, ne trouvez-vous pas! Moi aussi… Mais nous hésitons à jeter 43 fourchettes, 61 couteaux et 36 cuillères en plastiques qui peuvent encore servir (après lavage). Lorsqu’un ustensile brise, c’est toute une joie! Peut-être finirons-nous le voyage en mangeant avec de vrais ustensiles et dans de vraies assiettes…! Futurs voyageurs au long cours : évitez cette erreur stupide!

 

 

SYNDROME SAINTE-MADELEINE

 

 

Nous sommes présentement à Kingsburg dans un camping qui semble vivre le syndrome Sainte-Madeleine. Cette étrange maladie des terrains de camping se caractérise par une propension à se localiser le plus près possible d’une autoroute achalandée et bruyante et si possible près d’une voie ferrée aussi achalandée et bruyante.

 

 

 Le bruit ainsi omniprésent permet aux campeurs urbains d’éviter la peur de la campagne et masque le terrifiant chant des oiseaux.

 

 

C’est au Québec que le syndrome Sainte-Madeleine a été découvert. Plus précisément au camping Sainte-Madeleine situé, vous l’aurez deviné, en bordure de l’autoroute 20! La popularité de l’endroit est toujours aussi grande…

 

 

Le camping Viking RV Park : ce n’est pas mal, pas trop cher, mais un peu bruyant à notre goût!

 

 

KINGSBURG : VILLE SUÉDOISE…!

 

 

Bizarrement, la petite ville de Kingsburg s’inspire et s’enorgueillit de l’origine suédoise de ses premiers habitants. Et à y regarder de plus près c’est assez réussi! On y trouve des boutiques et autres commerces suédois et plusieurs édifices se veulent d’inspiration suédoise. Durant l’année, plusieurs fêtes populaires rappellent l’origine suédoise. Enfin, la tour à eau a la forme d’une cafetière… suédoise! Toute cette suédoiserie rend cette petite ville jolie et sympathique.

 

 

RETOUR DE LA SAISON DES OURAGANS

 

 

Après le passage de Katrina qui a dévasté la Nouvelle-Orléans l’an dernier, c’est avec beaucoup d’anxiété que les Américains voient arriver une nouvelle saison d’ouragans.

 

 

Mais pour la première fois on incite les populations à risque à se prendre en mains et à se préparer à survivre sans aide extérieure pour une période minimale de 72 heures. Il était plus que temps…! Rappelons-nous l’an dernier alors que les ouragans frappaient la côte est américaine, les populations sinistrées manquaient de tout (eau, nourriture, vêtements, médicaments, etc.) dès le lendemain du passage d’un ouragan…! C’est vraiment vouloir se mettre dans la merde que de ne pas prévoir une trousse familiale de survie surtout avec un préavis de près d’une semaine! Alors cette année, une campagne publicitaire incite toutes les familles à mieux se préparer…

 

 

Dire qu’au Québec, où il n’y a pas souvent de cataclysmes majeurs, la Sécurité Civile incite depuis longtemps les familles à avoir des trousses d’urgence et des plans d’évacuation…

 

 

LA SILICONE VALLEY EST AU NEVADA

 

 

Contrairement à ce que tout le monde pense, la véritable Silicone Valley n’est pas en Californie, mais bien plutôt au Nevada et plus précisément à Las Vegas.

 

 

Nous en avons eu la preuve vivante alors que nous retournions à notre voiture garée dans le stationnement (pas le parking, petits amis de France…) de l’hôtel MGM.

 

 

 Alors que nous déambulions doucement, nous avons croisé une Silicone Valley vivante! Je pense n’avoir jamais vu des totons (seins) gros comme ça! Un couple d’Américains âgés a été autant estomaqué que nous. Nous nous sommes regardés tous les cinq avec un air incrédule…! C’est ça la véritable Silicone Valley et je peux même vous dire que ça bouge quand ça avance…!

 

 

ENCORE DES BARRAGES…!

 

 

Nous sommes dans la vallée centrale de la Californie, la vallée San Joaquin, que les habitants ont modestement baptisée « The richest agricultural valley of the world »! (La vallée agricole la plus riche du monde!) À l'origine, c’était une région semi-désertique : mais on a tellement importé d’eau d’ailleurs et irrigué les terres que la production agricole y est intense et très diversifiée.

 

 

Mais pas assez au goût des agriculteurs qui veulent encore plus d’eau! On discute donc d’un projet de nouveau barrage…! Mais plutôt que de discuter des répercussions écologiques d’un tel projet (ici personne ne parle de ça…) on argumente sur le financement des travaux. Encore une fois, les agriculteurs (tous des millionnaires) veulent que l’État paye…! Et il le fera…

 

 

On a parfois l’impression que c’est un pays de fous…

 

 

LES RAISINS SUN-MAID

 

 

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours connu les contenants de raisins secs Sun-Maid. Si vous êtes comme moi, les petites boîtes rouges que l’on glisse dans le sac à dos lors d’une excursion vous sont aussi familières.

 

 

Cette compagnie est en fait une coopérative de producteurs de raisins et sa seule et unique usine est située ici, à Kingsburg. Elle se trouve à moins de 200 mètres de notre camping. L’entreprise ne se visite pas, mais on y trouve un magasin d’usine qui offre en vente tous ses différents produits dont plusieurs nous sont inconnus au Québec. Nous y avons fait plusieurs achats intéressants.

 

 

 

 

MAL DE DOS

 

 

Dans la prude Amérique, seul le Nevada autorise le plus vieux métier du monde. Ce n’est pas permis à Las Vegas (quoique… rappelez-vous Miss Silicone Valley qui déambulait rapidement vers une chambre d’hôtel!), mais tout près : oui. Et à Pahrump où nous campions, oui aussi.

 

 

Mais l’endroit où se pratique la chose est bizarre. C’est une espèce de bâtiment en forme de château qui ne comporte aucune fenêtre. Près de l’entrée, un immense panneau-réclame affichant de belles nymphes pas très habillées précise qu’on y pratique des massages qui soulagent les maux de dos…! On y trouverait aussi un spa pour soulager la douleur…!

 

 

J’ai eu subitement un violent mal de dos qui aurait nécessité immédiatement un tel traitement. Malheureusement, Sandrine a prétendu que nous n’avions pas assez d’argent pour ça et qu’elle se chargerait elle-même de me frotter le dos avec le médicament approprié. Donc, je ne saurai jamais comment on soulage un mal de dos dans un château sans fenêtre à Pahrump au Nevada…! Pauvre de moi!

 

 

Ce sera tout pour cette fois

 

 

Serge

 

Par Serge - Publié dans : Réflexions
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