Péripéties d’ancrage et de navigation

Publié le par Sandrine

Salut,

Aujourd’hui, je vous raconte qu’il ne faut pas chercher l’aventure, elle vient toute seule vous voir! (Dixit Luc Bernuy, notre professeur en navigation!)

Et je suis dans le vent… , et je suis dans le vent…

Nous avons quitté la zone de mouillage de Sarasota, heureux de laisser derrière nous cet endroit peu protégé des vagues et du vent.  Nous avons navigué par une belle journée ensoleillée et calme et jeté l’ancre dans une petite baie protégée près de Venice. Le lendemain, nous savons que le vent va se lever, mais nous avons prévu un ancrage bien protégé à côté d’Englewood Beach.  Nous arrivons à notre ancrage vers 13h30.

Alors que nous nous rendions vers notre ancrage, Serge accroche le câble sous-marin totalement invisible d’un voilier inhabité. Nous nous arrêtons et tentons de ne pas heurter le voilier avec notre bateau, mais notre Zodiac, qui nous suit, reste pris dans le câble. Nous devons reculer, tirer sur le câble, sur le Zodiac, pousser sur le voilier, repartir par en avant en tournant… Bref, une arrivée spectaculaire.

Nous choisissons finalement un emplacement, pas trop près des autres bateaux, et passons un bel après-midi. Je me baigne, Serge lit et nous apprécions le calme des lieux.

Tout de suite après le souper, un coup de vent violent secoue le bateau et nous nous retrouvons 10 mètres plus loin, près… trop près d’un voilier derrière nous. Il commence à faire nuit, mais nous avons assez de clarté pour faire les manœuvres. Nous partons le moteur, levons l’ancre et dégageons la place avant de toucher l’autre bateau, habité celui-là.

Nous trouvons un autre emplacement, jetons l’ancre une première fois, mais elle ne prend pas. Un coup de vent menace de faire passer Serge par-dessus bord alors qu’il tente de remonter l’ancre. J’arrête immédiatement le moteur en lui disant de tout lâcher. Il se blesse un peu le haut des cuisses sur le bord avant du bateau. J’ai vraiment eu peur qu’il ne passe par-dessus bord. Finalement, nous remontons l’ancre ensemble, tournons encore un peu (à chaque fois le bateau se déplace et nous devons le repositionner de façon sécuritaire.), rejetons l’ancre qui semble tenir.

Nous nous retrouvons sur le canapé, soufflant et riant un peu de notre mésaventure, nous disant que nous envisagions une autre façon de célébrer un samedi soir… Nous nous couchons, sachant que l’alarme de l’ancre (une application sur mon téléphone) nous informera si on bouge.

Vers minuit et demi, l’alarme sonne. Le bateau est à quelques centimètres d’un bateau à moteur inhabité. Notre moteur touche presque à son câble d’ancrage. Le réveil est brutal! Il fait très noir et nous devons nous se déplacer rapidement. Serge repart le moteur et je lève l’ancre. Cette fois-ci, nous ne voyons pas grand-chose. La lune, grande paresseuse ne se lèvera que vers 2h30 du matin. Serge se fie sur notre GPS pour la profondeur de l’eau et j’utilise notre lampe d’urgence pour voir les bateaux et les bouées des cages pour les crustacés. Nous décidons de nous éloigner des autres bateaux et de revenir vers le canal de navigation pour ancrer loin de tout. Serge jette une autre fois l’ancre, mais elle ne tient pas. Comme ça fait plusieurs fois, nous décidons de changer d’ancre. Heureusement, nous en avons deux. Ceux qui nous connaissent bien ne seront pas surpris de ce fait!

Comme nous n’avons pas utilisé notre lampe d’urgence souvent, la batterie s’est déchargée. Heureusement, nous en avons une deuxième… Eh oui, pour ça aussi!

Donc, à la lueur d’une lampe torche, nous avons finalement jeté l’ancre et elle a tenu. Nous avons surveillé notre GPS pendant trente minutes pour être sûrs que nous ne bougions pas avant d’aller nous recoucher. Il était 2h20 du matin, la Lune allait se lever. Nous avons peu et mal dormi. Trop stressés et inquiets. Au matin, nous décidons de partir tôt pour le quai du parc Coya Costa.

Insomnie et navigation = échouage!

Nous quittons donc notre ancrage d’Englewood Beach vers 8h00 du matin, après une courte nuit. Serge me demande de conduire la première heure, le temps de mieux se réveiller.

Je prends la barre et me dirige vers le canal de navigation. Je vois bien la bouée rouge, et par automatisme, je cherche à la prendre par tribord, sans regarder le GPS ! Et le bateau se retrouve échoué dans moins de trente centimètres d’eau!

Serge essaie de reculer, mais il n’y a rien  à faire. Le bateau refuse de bouger. Je regarde sur mon téléphone, la prochaine marée haute sera en début d’après-midi! Oups!

Finalement, nous décidons de nous mettre à l’eau et d’essayer de pousser le bateau. Je mets mon maillot et je descends dans l’eau. A l’arrière du bateau, j’ai de l’eau à mi-cuisse et il flotte encore. A l’avant, j’ai de l’eau à mi- mollet et il est bien coincé.

Je propose à Serge de mettre les poids qui nous servent de ballast dans le Zodiac, ainsi que tout ce qui est lourd (les deux ancres, la chaine). Grâce à cette manœuvre, le bateau était plus léger et j’ai pu le pousser dans la zone plus profonde. Serge n’a même pas eu besoin de se mouiller!

Évidemment, je me sentais un peu coupable de ma négligence. Mais, bon… On s’en est quand même bien sorti. Serge a finalement conduit la première heure… Et nous sommes arrivés, très fatigués, mais soulagés, au quai du parc Cayo Costa.

Chaleur et insectes piqueurs = insomnies

Le parc d’État (State Park) Cayo Costa situé sur une île n’est accessible que par bateau. Plusieurs traversiers déposent des visiteurs qui viennent essentiellement pour la plage. Un grand terrain de camping, quelques cabines rustiques et un quai pouvant accueillir une dizaine de petits bateaux permettent un séjour agréable. Un service de navette permet aux visiteurs de rejoindre l’autre bout de l’ile et la plage.

Nous sommes allés voir les lamantins avec nos kayaks et sommes allés à la plage (en fin de journée, car la chaleur et le soleil sont intense) à pied (environ un kilomètre de marche). L’ile est agréable, mais sans le charme de l’ile Caladesi.

Nous avons retrouvé ici un couple de jeunes navigateurs (Kirk et Lauren) que nous avions rencontrés à Mobile. Ils ont ancré leur voilier un peu plus loin et ont tout de suite reconnu notre bateau. Ils étaient aussi heureux de nous voir que nous. Nous avons petit déjeuné et soupé ensemble en échangeant les dernières nouvelles. Très agréable surprise.

Nous profitons de la tranquillité du quai pour nous reposer, le jour. Car le soir, les insectes sont vraiment très dérangeants. Une espèce de toute petite mouche (no-see-ums) qui passe au travers des moustiquaires et qui est très vorace nous empêche littéralement de dormir. Et si nous fermons les fenêtres, la chaleur est tout simplement étouffante. Nous voulions avoir chaud… Nous ne pouvons donc pas nous plaindre! Mais nous avons acheté un anti-insecte plus efficace!

Ce sera tout pour cette fois.

Sandrine

Les vacances, malgré tout.
Les vacances, malgré tout.
Les vacances, malgré tout.
Les vacances, malgré tout.
Les vacances, malgré tout.

Les vacances, malgré tout.

Publié dans Récit de voyage

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