Le 22 décembre 2005
Bonjour tout le monde,
Nous sommes revenus il y a deux jours en banlieue de Miami de nouveau au Isla-Gold RV Park où nous avions déjà passé une semaine avant d’aller dans les Keys.
Aujourd’hui, je vous parlerai de différentes choses qui n’ont pas nécessairement un lien entre elles…!!!
NOS EXCUSES…!
Pour Noël, nous avons fait parvenir à tous nos parents et à quelques amis une photo de nous trois accompagnée d’une carte d'affaires. Cette dernière précisait les adresses de notre site Internet et de notre courriel. Notre adresse courriel comporte une erreur majeure, car il y manque 03 après le nom… Voici donc la véritable adresse courriel et nous vous prions d’accepter nos plus sincères excuses : familleenvoyage03@yahoo.ca
CHANGEMENT D’ITINÉRAIRE
Comme vous l’a déjà annoncé Sandrine, nous n’irons pas au Mexique en janvier. C’est bien malheureux, mais nous devons nous y résoudre, car les dépenses imprévues continuent… et notre budget en souffre. L’Arizona est loin de la Floride, mais lorsque nous y serons nous resterons quelques mois sans trop bouger. Espérons que notre budget se rétablira quelque peu…
NOUVELLES DU ZODIAC
Lors de notre récent séjour dans les Keys, nous avons utilisé notre bateau à plusieurs occasions. Tout fonctionnait bien, mais j’éprouvais un peu de difficulté à déjauger. En effet, le Zodiac est relativement court (3,4 m) et permet le passage de beaucoup d’air sous la coque (qui est plutôt large), ce qui empêche le moteur de donner une pleine performance. J’ai donc installé une nouvelle plaque anti-cavitation qui donne un support supplémentaire et permet maintenant de déjauger à une vitesse relativement basse. C’est le bonheur!
PNEUS NEUFS À L’AVANT DU TORTILLARD
Comme nous ferons beaucoup de kilomètres pour nous rendre en Arizona, nous avons acheté et fait installer deux pneus neufs aux roues avant du Tortillard. Les anciens pneus avaient presque 10 ans et présentaient des fissures de mauvais aloi… C’est évidemment un peu cher (plus de 500 $ US) mais la sécurité est à ce prix.
SOUVENIRS DE CAMPING
Comme mentionné dans un texte antérieur, j’avais déjà parcouru la côte Atlantique américaine à quelques reprises avec mes trois premiers enfants. Voici trois petites scènes qui me font encore sourire…
Catherine, environ 6 ans, me regarde faire voler mon beau cerf-volant neuf par une journée venteuse au Virginia Beach State Park
-- Papa, je veux tenir la corde…
-- Il vente fort, es-tu certaine de pouvoir bien tenir le cerf-volant?
-- Oui, oui, je ne suis pas un bébé
-- Bon, utilise tes deux mains et surveille le bien
-- Merci……Oups!.....
Et un beau cerf-volant neuf et coloré s’est envolé rapidement au-dessus de la baie de Chesapeake…
Julie, 14 ans, au camping de Myrtle Beach State Park. Elle parle encore peu l’anglais, mais il y a beaucoup de petits Américains qui la trouvent intéressante… Alors pendant toute une soirée, elle a fait de longues marches dans le camping en changeant d’habillement à chaque tour et en revenant à notre campement avec un chum différent à chaque fois! Aujourd’hui, elle est parfaitement bilingue…!
Xavier, environ 10 ans, au Hunting Island State Park. Il ne s’agit pas ici d’un fait cocasse, mais d’un souvenir de son beau sourire lorsqu’il découvre pour la première fois des bébés tortues qui sortent du sable et se dirigent vers la mer… Ce fut un des plus beaux sourires d’enfant qu’il m’a été donné de voir…
LES CARTES DE FIDÉLISATION
Nous vous avons déjà parlé du prix très élevé de l’alimentation. Par exemple, hier, nous avons fait une petite épicerie d’environ 140 $. La facture nous indique cependant que, grâce à notre carte de fidélisation, nous avons épargné un peu plus de 40 $...! Toutes les épiceries ainsi que de nombreux autres commerces (pharmacies…) ont ce genre de cartes.
De fait, selon moi, ces cartes ne servent qu’à nous faire payer le prix normal… Malheur à vous si vous n’avez pas votre carte (comme de très nombreux touristes ignorants), car vous aurez à payer un supplément au prix habituel.
Nous avons donc les cartes de : Piggly Wiggly, Winn Dixie, Food Lion, Giant, Lowes Foods, Bi-Lo, Tops, Safeway, Harris Teeter ainsi que de la pharmacie CVS !!! Et nous continuerons à les accumuler…
Si vous prévoyez voyager aux États-Unis, ne partez pas sans elles…! Sinon, vous aurez à payer la prime de ce marketing presque frauduleux!
On comprend mieux maintenant le succès de Wal-Mart qui garantit le prix le plus bas… et sans carte de fidélisation.
UNE P’TITE PILULE, UNE P’TITE GRANULE…
Les Américains seraient-ils en train de tous devenir hypocondriaques? Il semble bien que oui si l’on porte un peu attention aux publicités des compagnies pharmaceutiques...
Fini le temps où on annonçait surtout les analgésiques, les sirops et les dentifrices. Aujourd’hui, on vous parle des vrais bobos :
n Votre puissance sexuelle a-t-elle besoin d’un petit remontant?
n Vous n’arrivez pas à vous sortir de votre dépression chronique?
n Votre vieux papa ne serait-il pas un peu Alzheimer?
n Vous n’arrivez pas à dormir?
n N’auriez-vous pas un petit cancer de la prostate, du sein ou du poumon?
n Votre taux de cholestérol est trop haut, ou votre tension artérielle trop élevé?
n N’auriez-vous pas besoin d’une prothèse à la hanche ou ailleurs?
Il semble qu’aucun sujet ne soit tabou. Évidemment, tous les produits ainsi annoncés sont des médicaments sous prescription. Pas de problème… Consultez notre site Internet à l’adresse suivante et vérifiez si vos symptômes n’indiquent pas que vous pourriez profiter de notre médicament. Dans tous les cas, demandez à votre médecin comment notre produit pourrait vous être bénéfique… on ne sait jamais…!
Cette approche marketing énergique pour des médicaments sous prescription est proprement scandaleuse. On incite les gens à s’auto diagnostiquer et à ensuite réclamer des médicaments à leur médecin…
N’y a-t-il pas de code sur la publicité dans ce pays et pourquoi les médecins ne réagissent-ils pas? Mystère!
Il faut aussi dire, en terminant, que même les membres d’une profession libérale font une publicité dynamique, genre vendeurs de bagnoles : avocats, notaires, comptables et oui, même les médecins, vantent leurs talents et leurs spécialités… alors…! Et dire qu’au Québec ils se contentent habituellement de publier leur carte d'affaires dans les hebdomadaires locaux…
LA PÊCHE : UNE PASSION
Je ne suis pas pêcheur (dans tous les sens du mot…), mais j’aurais bien aimé l’être (dans le sens d’attraper des poissons…). Les Américains aiment la pêche et tous les quais de pêche sont très fréquentés, même très tôt le matin.
L’équipement utilisé est très complet : plusieurs lignes, de nombreux appâts naturels et artificiels, viviers, glace, etc. Le tout est véhiculé au bout des quais sur des chariots spéciaux qui peuvent aussi transporter une chaise, un parapluie ou parasol et, pourquoi pas, une petite radio avec écouteurs…
La pêche n’est pas toujours très fructueuse, mais les pêcheurs n’en semblent pas moins heureux. Et je ne vous parle pas ici de ceux qui vont en mer sur leur propre embarcation… L’industrie de la pêche sportive génère donc, ici, une activité économique importante. Ça vaut bien les médicaments pour les troubles nerveux…!
LE TÉLÉPHONE CELLULAIRE
Sans la possibilité d’utiliser un téléphone cellulaire de façon pratique et relativement économique, nous aurions sans doute beaucoup hésité avant d’entreprendre un voyage si long.
Cette technologie moderne permet à quiconque de nous contacter instantanément en tout temps. Comme notre forfait est basé sur un numéro de téléphone de la région de Saint-Jérôme, nos interlocuteurs qui veulent nous parler n’ont qu’à défrayer le coût de la communication jusqu’à Saint-Jérôme (nous assumons le reste…!).
Au début du voyage, nous avions un forfait de 200 minutes/mois. Ça s’est avéré rapidement insuffisant… et nous l’avons porté à 400 minutes/mois. Nous pouvons ainsi parler plus souvent et plus longtemps avec notre famille et nos amis. De fait, il n’est pas impossible de penser que nous communiquons plus souvent avec nos interlocuteurs qu’avant notre départ…!
Le seul inconvénient réside dans le fait qu’il nous est impossible d’utiliser notre cellulaire pour téléphoner en France où demeure toute la famille de Sandrine. Nous devons alors attendre (parfois trop longtemps) qu’ils téléphonent à notre numéro basé à Saint-Jérôme. Il doit bien exister des forfaits en France qui permettent d’appeler régulièrement au Québec. Avis aux Français qui veulent nous appeler, n’oubliez-pas de composer le numéro pour sortir de France et celui pour entrer au Canada.
Belle invention donc, qui permet de garder contact avec tous ceux que l’on aime.
ET LA SANTÉ AVEC ÇA…
Voyager, c’est la santé! Avec les obligations du voyage, notre niveau d’activités physiques a nécessairement augmenté. J’ai donc perdu du poids… un peu plus de 10 livres. Sandrine aussi, mais un peu moins…
Nous nous portons donc physiquement très bien. Autant que possible, nous évitons les restaurants fast-food. Nous cuisinons nos repas. Notre équipement de cuisine est un peu plus limité que dans une cuisine de maison, mais nous nous débrouillons relativement bien. Cependant, les produits offerts en épicerie sont un peu différents de ce que l’on trouve au Québec. Les coupes de viande sont différentes (souvent faites en usine) et les pains et fromages sont souvent de peu de qualité (pains) et très peu diversifiés (fromages).
Mais bon, on réussit à manger quand même à sa faim! Et la santé, ça va!
VIGUEUR CULTURELLE HISPANIQUE
On a déjà mentionné l’importance grandissante de la communauté hispanique aux États-Unis. L’opinion publique s’émeut de plus en plus de l’immigration illégale via la frontière USA Mexique, mais le gouvernement ne fait pas grand-chose sauf des discours…! Il faut dire que cette immigration fournit une main-d’œuvre à rabais la plupart du temps engagée illégalement particulièrement dans les secteurs de l’agriculture et de la construction.
Ici, dans le sud de la Floride, on retrouve une très importante communauté hispanique d’origine cubaine. Cette communauté est relativement homogène et fait preuve d’une vigueur culturelle exceptionnelle.
Dans la région de Miami, ils disposent de plusieurs stations de télévision et de radio qui sont très centrées sur la communauté. La pression culturelle est tellement forte que les quotidiens publient des éditions parallèles en espagnol…! De plus, l’affichage publicitaire et surtout celui dans les magasins sont presque toujours bilingues. Et tout ça s’est fait sans loi 101…!
Un tel constat d’une communauté immigrante hispanique qui force en très peu de temps une majorité anglo-saxonne à lui réserver une telle place culturelle, mais aussi économique incite à la réflexion. Et à la comparaison…
Pourquoi nous, francophones d’Amérique, avons-nous toujours eu de la difficulté à conserver notre culture en dehors du Québec? Pourquoi la France, pourtant souvent si fière face aux Anglo-Saxons, ne se rend-elle pas compte qu’elle anglicise outrageusement sa belle langue?
Les descendants des centaines de milliers de Franco-américains ne parlent plus français… Le français est moribond dans les provinces de l’Ouest et dans les Maritimes (à l’exception du Nouveau-Brunswick où il est presque incompréhensible par un mélange disgracieux de franglais). Il survit à peine en Ontario où les francophones doivent se battre pour conserver un hôpital francophone à Ottawa, la belle capitale nationale, située à moins d’un kilomètre de Gatineau, au Québec…! (Et ne me parlez pas de Niagara Falls!). Et oublions le déplorable exemple des Cajuns de la Louisiane qui ont été complètement et totalement assimilés.
Pourquoi les Cubains à Miami, les Juifs à Outremont, les Chinois du Chinatown de Montréal ou encore les Italiens de Saint-Léonard conservent-ils si facilement leur culture et pas nous les francophones? Traits de caractère, vivacité de la culture, cohésion religieuse… Allez donc savoir pourquoi…!
Sur ce, je vous laisse à vos réflexions
Serge
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