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 Nous apprécions lire vos commentaires et vos perceptions sur notre voyage. Alors, ne soyez pas timide et faites nous savoir ce que vous en pensez !

 

 

 

 

 Notre adresse courriel : familleenvoyage03@yahoo.ca

Dernière nouvelle

Bonjour à tous,

Nous sommes de retour chez nous. Les retrouvailles avec la famille et les amis nous aident à supporter les épreuves du retour (rentrée des classes pour Nicolas, recherche de logement, recherche de boulot pour moi, etc.). Ce n'est pas facile de mettre fin à une aventure comme celle-ci, et pour tout vous dire, cela ne nous tente pas...

Nous vous souhaitons à tous une bonne rentrée!

Sandrine

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Réflexions

Dimanche 21 août 2005
Voici quelques sujets qui m’inspirent :
 
LE METRO DE WASHINGTON ET LA CIRCULATION
 
Une merveille. On roule acier sur acier mais aussi doucement que si c’était sur du caoutchouc. Il va vite. Il est hors-terre, sous terre et sous le Potomac. Plusieurs lignes se croisent et s’entrecroisent. Mais surtout… mais surtout : on a investi de l’argent dans plusieurs stations et principalement dans celles en bout de lignes pour offrir des stationnements importants et à coûts raisonnables afin d’éviter la congestion du centre-ville. Quand je pense à la station Henri-Bourassa où, il y a quelques années, les citoyens du quartier ont fait réduire le stationnement, je crois que Montréal est loin de comprendre l’importance de l’intermodalité dans les transports en commun. À Washington l’intermodalité inclus le métro, les autobus, les trains et aussi les AUTOMOBILES  que l’on respecte comme étant une réalité incontournable. Partout le long des autoroutes des banlieues on retrouve des stationnements qui permettent le covoiturage. Plusieurs autoroutes offrent aussi des voies réservées aux heures de pointe et, croyez-le ou non les automobilistes respectent ces voies et ne les empruntent que lorsqu’ils y ont droit. C’est pas beau tout ça…!
 
 
AUTOROUTES, ROUTES ET VOIES DE CONTOURNEMENT
 
C’est pas possible! À croire que les autoroutes ont une fondation en granit… Des centaines de km sans nids-de-poules…! Même les routes d’États sont en bonne condition… Et plus on va au sud, et plus c’est vrai! Cà, je le comprends! Mais que de toutes petites municipalités américaines (10,000 – 50,000 hab.) bénéficient de voies de contournement, ça, j’ai de la misère à comprendre que Montréal est toujours à en débattre. Bien sûr nous avons moins d’argent…mais peut-être avons-nous aussi  (péquistes et libéraux confondus) des politiciens à courte-vue…!
 
 
LES HISPANOPHONES
 
Dans le nord-ouest de l’état de New-York (où les grandes surfaces traduisent en espagnol), dans le sud du Maryland et en banlieue de Washington on retrouve beaucoup d’hispanophones. Il en sera certainement de même dans beaucoup d’autres régions. Beaucoup de ces gens ont traversé la frontière américaine (Mexique-Etats-Unis… naturellement!) illégalement mais trouvent avec une facilité relative un emploi aux Etats-Unis.  Les médias gueulent, mais la situation persiste principalement parce que la législation est laxiste avec les employeurs qui emploient ces gens au noir. Problèmes à venir…
 
UN GOUVERNEMENT – DES GOUVERNEMENTS
 
À avoir trop de gouvernements on peut en avoir une indigestion. Aux Etats-Unis on en a peut-être un peu trop… Il y a le fédéral qui a eu à justifier (lorsqu’il est venu au monde après la guerre d’indépendance) son droit à légiférer et à imposer des taxes et impôts.  Puis il y a les états… Certains de ceux-ci (les 13 de Nouvelle-Angleterre) ont précédé l’état fédéral et ont dû accepter (après négociations) l’autorité qui devait les chapeauter. Puis il y a les municipalités qui de tout temps représentent l’autorité la plus immédiate pour les citoyens.
 
À ce triple niveau législatif, on doit ajouter ici le COMTÉ…! Ce 4e niveau législatif semble jouer un rôle majeur dans la promotion touristique mais aussi concernant la vente des boissons alcoolisées… Près de Washington où nous étions, la vente d’alcool le dimanche était OK pour le pays, l’état, la municipalité mais pas pour le comté qui restreignait la vente de spiritueux mais permettait la vente de vin et de bière…! D’autres comtés sont plus restrictifs. Conclusion : faites le plein d’alcool  le vendredi car vous ne savez jamais si vous mettrez pas les pieds dans le BIBLE BELT et là c’est très, très sec…
 
LES NOUVELLES TÉLÉVISÉES
 
J’ai une antenne TV. Bien sûr, alors que nous nous dirigeons vers la Floride et le golfe du Mexique, il est important de voir venir les ouragans. Nous devons donc écouter sporadiquement les bulletins de nouvelles. FOX c’est de la merde!... les chiens écrasés, les vols à l’étalage, les petites merdes locales mais aussi toute l’actualité provenant de l’Irak. À peu près rien d’autre…
 
ABC, CBS et NBC : ce que FOX diffuse mais fait aussi un certain effort pour aller plus loin au niveau international.
 
PBS est véritablement une télévision intéressante avec des bulletins d’info internationaux et des émissions de débats.
 
Malheureusement je n’ai pas le câble et en arrivant dans un camping ce n’est pas toujours PBS qui est le plus facile à décoder… !
 
POURQUOI SANDRINE CONDUIT SOUVENT LE MOTORISÉ
 
 
Il y a des raisons très valables pour ce dernier point : elle aime conduire le motorisé, elle se tire très bien d’affaire (un peu trop à droite parfois…!) mais surtout elle est complètement nulle comme navigatrice…!!! (Rappelez-vous le départ d’Ithaca…) Lorsque le trajet est compliqué et que je la vois tourner la carte à l’envers pour définir si c’est à gauche ou à droite… je préfère la voir au volant… Je surveille consciencieusement notre progression sur la carte et je l’avise À L’AVANCE des manœuvres à effectuer… Tout est bien ainsi! Bien sûr, dans le camping ou lorsque les manœuvres sont délicates le maître reprend son volant…!!!
 
LES SITES HISTORIQUES
 
Parfois trop c’est trop… Dans cette région des Etats-Unis on rencontre des sites historiques partout. C’est comme pour les villages en France : impossible de faire plus de 2 km sur une route sans en rencontrer un!
 
Ici, il y a eu la guerre d’Indépendance, puis les guerres contre les indiens, puis la guerre de 1812 et enfin la guerre de Sécession. Ça en fait tout un tas de lieux historiques…Habituellement j’aime bien ces sites; mais ici il y en a un peu trop…
 
Ça fait beaucoup de panneaux à lire et de drapeaux américains à voir. À plusieurs endroits de simples citoyens se costument pour « revivre » des batailles… Que ne ferait-on pas pour bien manifester son patriotisme…
 
LES LIAISONS INTERNET SANS FIL
 
Nous éprouvons beaucoup plus de difficultés que prévu pour trouver ces liaisons gratuites. Peu de campings et de stations-services les offrent. Il faut se rabattre sur les bibliothèques publiques et les cafés-internet. Mais il n’est pas toujours possible d’avoir la liaison et on vous offre d’utiliser leur ordinateur ou de payer pour branche le vôtre. Ça devrait s’améliorer avec le temps.
 
MÉMOIRE DE FEMME – MÉMOIRE D’HOMME
 
Sandrine et moi avons des mémoires différentes et qui se complètent bien. Elle se souvient facilement des noms, des dates et de la chronologie des événements. Pour ma part, étant visuel, je me souviens facilement des lieux,  des endroits et du détail des événements et j’ai une bonne appréhension des directions. Gauche, droite, nord, sud, est, ouest. C’est bien pratique en voyage.
 
Je peux donc raconter facilement ce que nous avons vécu à un endroit précis mais était-ce lundi, mardi ou mercredi? Sandrine est alors bien utile.
 
De son côté, elle apprend lentement un nouveau trajet (pour revenir à son camping par exemple). Je lui suis donc ici bien utile!
 
LE « FEU » DE 1814
 
Je l’ai déjà dit : les Américains sont parfois cachottiers! En 1812 les États-Unis déclarent la guerre à l’Angleterre pour des motifs plutôt futiles. Les Anglais sont bien installés au Canada et possèdent la flotte civile et de guerre la plus puissante de l’époque.
 
 Les affaires tournent mal pour les Américains qui perdent de nombreuses batailles dans la région du Niagara et le long de l’axe Richelieu-Hudson. Les affaires vont tellement mal, qu’en 1814 une armée britanique débarque en Virginie et s’empare de Washington. Suite à un acte semblable posé par les Américains à Toronto quelque temps avant, les Anglais mettent le feu à la Maison-Blanche et au Capitol… Bref, cet incendie est un peu à l’origine de la LIBRARY OF CONGRESS.  Mais la guide (très cultivée) qui nous fait visiter cette imposante bibliothèque parle avec pudeur du « feu de 1814 ». En fait, je crois que peu d’Américains savent que les Anglais se sont emparés de Washington en 1814 et ont fait brûler la Maison-Blanche et le Capitol. J’aimerais bien jeter un coup d’œil sur un manuel scolaire d’histoire….!!!
 
QUALITÉ-PRIX DES TERRAINS DE CAMPING
 
À ce jour nous avons été quelque peu déçus du rapport qualité/prix des terrains de camping privés. Nous fiant à l’annuaire Woodall’s nous avons toujours été déçus : les prix sont plus élevés qu’annoncés et la qualité des services inférieure à celle décrite.
 
Seuls les States Parks et les National Parks offrent un rapport qualité/prix intéressant mais ils sont souvent éloignés et peu offrent eau courante et électricité. Avec notre onduleur qui ne fonctionne plus et nos réservoirs de rétention qui se remplissent plus rapidement que prévu, eau et électricité sont bien pratiques…
 
Ce sera tout pour cette fois
 
Serge  
Par Serge
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Mercredi 31 août 2005
Salut à tous,
 
Serge vous a tout dit de nos visites et de nos excursions. C’est vrai que pour un sexagénaire, il n’est pas en si mauvaise forme, mais il y a place pour l’amélioration, comme pour moi, d’ailleurs (ha! ha! ha!)
 
C’est mon tour de faire quelques réflexions sur notre nouveau mode de vie, et nos découvertes.
 
Le camping longue durée : Serge et moi ne sommes pas des débutants en matière de camping. Que ce soit en tente, tente-roulotte ou caravane, nous avons quand même de l’expérience. Malgré tout, camper pour une longue période demande des adaptations. Ainsi, nous avons fait quelques erreurs de chargement : comme apporter des objets qui se révèlent inutiles et encombrants et regretter certains autres (négligés par manque de place) qui nous auraient été utiles.
Nous éprouvons aussi quelques problèmes avec nos appareils électroniques que nous faisons voyager avec nous. Le lecteur de DVD et le PS2 commencent à trouver difficile d’être secoué sur les chemins et leurs rendements s’en font sentir !
Nous déplorons aussi quelques bris de vaisselle (3 verres à vin). Je n’arrive pas à me résoudre à boire du vin (même de qualité moyenne) dans des verres en plastique ! Il y a une limite à la rusticité !
 
Les terrains de camping : Serge aime être informé et la documentation que nous transportons est assez impressionnante (et encombrante !), mais elle se révèle très utile ! Ainsi, nous consultons 2 annuaires de tous les terrains de camping des USA, du Canada et du Mexique. Les deux ont un système de cotation des terrains avec une brève description. Malgré tout, nous avons été déçus par plusieurs terrains dont l’entretien ou l’aménagement laissaient à désirer.
Par contre, les campings dans les State Parks ou les National Parks sont généralement très bien aménagés et entretenus.
 
Une petite remarque en passant : il y a très peu de Noirs qui pratiquent le camping. Jusqu’à présent, nous n’avons rencontré que 4 familles. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais c’est une activité qui ne semble pas faire partie de leur culture.
D’ailleurs, nous remarquons que les Blancs et les Noirs vivent côte à côte, mais pas vraiment ensemble. Ils ne fréquentent pas les mêmes lieux (églises, commerces, restaurants) et ne pratiquent pas les mêmes activités ou pas aux mêmes endroits.  Ainsi, les personnes qui faisaient de l’exercice (course, marche, vélo) sur l’esplanade à Washington étaient blanches, sauf une exception. Dans deux restaurants où nous sommes allés par hasard, la clientèle comme le personnel étaient noirs, sans exception (à part nous !) L’Amérique n’a pas encore tout à fait réglé la question de la place des Noirs dans la société et de leur intégration à la culture « blanche » du melting-pot initial. C’est à voir !
 
Une petite dernière pour Chantal : lundi soir dernier, dans le camping, une soirée de danse est organisée. Par curiosité, nous allons y faire un tour. Un monsieur habillé comme un cowboy de cinéma faisait danser des sets carrés (à la chorégraphie assez primitive) à des personnes relativement âgées (sexagénaires en montant !) au son de 45 tours sur un vieux tourne-disque ! Évidemment, c’était de la musique Western et Country ! Je vous jure que ça valait le coup d’œil !!!!
 
Je crois que c’est tout. Merci pour vos commentaires.
 
Sandrine
Par Sandrine
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Jeudi 22 décembre 2005
Le 22 décembre 2005
 
Bonjour tout le monde,
 
Nous sommes revenus il y a deux jours en banlieue de Miami de nouveau au Isla-Gold RV Park où nous avions déjà passé une semaine avant d’aller dans les Keys.
 
Aujourd’hui, je vous parlerai de différentes choses qui n’ont pas nécessairement un lien entre elles…!!!
 
NOS EXCUSES…!
 
Pour Noël, nous avons fait parvenir à tous nos parents et à quelques amis une photo de nous trois accompagnée d’une carte d'affaires. Cette dernière précisait les adresses de notre site Internet et de notre courriel. Notre adresse courriel comporte une erreur majeure, car il y manque 03 après le nom… Voici donc la véritable adresse courriel et nous vous prions d’accepter nos plus sincères excuses : familleenvoyage03@yahoo.ca
 
CHANGEMENT D’ITINÉRAIRE
 
Comme vous l’a déjà annoncé Sandrine, nous n’irons pas au Mexique en janvier. C’est bien malheureux, mais nous devons nous y résoudre, car les dépenses imprévues continuent… et notre budget en souffre. L’Arizona est loin de la Floride, mais lorsque nous y serons nous resterons quelques mois sans trop bouger. Espérons que notre budget se rétablira quelque peu…
 
NOUVELLES DU ZODIAC
 
Lors de notre récent séjour dans les Keys, nous avons utilisé notre bateau à plusieurs occasions. Tout fonctionnait bien, mais j’éprouvais un peu de difficulté à déjauger. En effet, le Zodiac est relativement court (3,4 m) et permet le passage de beaucoup d’air sous la coque (qui est plutôt large), ce qui empêche le moteur de donner une pleine performance. J’ai donc installé une nouvelle plaque anti-cavitation qui donne un support supplémentaire et permet maintenant de déjauger à une vitesse relativement basse. C’est le bonheur!
 
PNEUS NEUFS À L’AVANT DU TORTILLARD
 
Comme nous ferons beaucoup de kilomètres pour nous rendre en Arizona, nous avons acheté et fait installer deux pneus neufs aux roues avant du Tortillard. Les anciens pneus avaient presque 10 ans et présentaient des fissures de mauvais aloi… C’est évidemment un peu cher (plus de 500 $ US) mais la sécurité est à ce prix.
 
SOUVENIRS DE CAMPING
 
Comme mentionné dans un texte antérieur, j’avais déjà parcouru la côte Atlantique américaine à quelques reprises avec mes trois premiers enfants. Voici trois petites scènes qui me font encore sourire…
 
Catherine, environ 6 ans, me regarde faire voler mon beau cerf-volant neuf par une journée venteuse au Virginia Beach State Park
-- Papa, je veux tenir la corde…
-- Il vente fort, es-tu certaine de pouvoir bien tenir le cerf-volant?
-- Oui, oui, je ne suis pas un bébé
-- Bon, utilise tes deux mains et surveille le bien
-- Merci……Oups!.....
Et un beau cerf-volant neuf et coloré s’est envolé rapidement au-dessus de la baie de Chesapeake…
 
Julie, 14 ans, au camping de Myrtle Beach State Park. Elle parle encore peu l’anglais, mais il y a beaucoup de petits Américains qui la trouvent intéressante… Alors pendant toute une soirée, elle a fait de longues marches dans le camping en changeant d’habillement à chaque tour et en revenant à notre campement avec un chum différent à chaque fois! Aujourd’hui, elle est parfaitement bilingue…!
 
Xavier, environ 10 ans, au Hunting Island State Park. Il ne s’agit pas ici d’un fait cocasse, mais d’un souvenir de son beau sourire lorsqu’il découvre pour la première fois des bébés tortues qui sortent du sable et se dirigent vers la mer… Ce fut un des plus beaux sourires d’enfant qu’il m’a été donné de voir…
 
LES CARTES DE FIDÉLISATION
 
Nous vous avons déjà parlé du prix très élevé de l’alimentation. Par exemple, hier, nous avons fait une petite épicerie d’environ 140 $. La facture nous indique cependant que, grâce à notre carte de fidélisation, nous avons épargné un peu plus de 40 $...! Toutes les épiceries ainsi que de nombreux autres commerces (pharmacies…) ont ce genre de cartes.
 
De fait, selon moi, ces cartes ne servent qu’à nous faire payer le prix normal… Malheur à vous si vous n’avez pas votre carte (comme de très nombreux touristes ignorants), car vous aurez à payer un supplément au prix habituel.
 
Nous avons donc les cartes de : Piggly Wiggly, Winn Dixie, Food Lion, Giant, Lowes Foods, Bi-Lo, Tops, Safeway, Harris Teeter ainsi que de la pharmacie CVS !!! Et nous continuerons à les accumuler…
 
Si vous prévoyez voyager aux États-Unis, ne partez pas sans elles…! Sinon, vous aurez à payer la prime de ce marketing presque frauduleux!
 
On comprend mieux maintenant le succès de Wal-Mart qui garantit le prix le plus bas… et sans carte de fidélisation.
 
UNE P’TITE PILULE, UNE P’TITE GRANULE…
 
Les Américains seraient-ils en train de tous devenir hypocondriaques? Il semble bien que oui si l’on porte un peu attention aux publicités des compagnies pharmaceutiques...
 
Fini le temps où on annonçait surtout les analgésiques, les sirops et les dentifrices. Aujourd’hui, on vous parle des vrais bobos :
n      Votre puissance sexuelle a-t-elle besoin d’un petit remontant?
n      Vous n’arrivez pas à vous sortir de votre dépression chronique?
n      Votre vieux papa ne serait-il pas un peu Alzheimer?
n      Vous n’arrivez pas à dormir?
n      N’auriez-vous pas un petit cancer de la prostate, du sein ou du poumon?
n      Votre taux de cholestérol est trop haut, ou votre tension artérielle trop élevé?
n      N’auriez-vous pas besoin d’une prothèse à la hanche ou ailleurs?
 
Il semble qu’aucun sujet ne soit tabou. Évidemment, tous les produits ainsi annoncés sont des médicaments sous prescription. Pas de problème… Consultez notre site Internet à l’adresse suivante et vérifiez si vos symptômes n’indiquent pas que vous pourriez profiter de notre médicament. Dans tous les cas, demandez à votre médecin comment notre produit pourrait vous être bénéfique… on ne sait jamais…!
 
Cette approche marketing énergique pour des médicaments sous prescription est proprement scandaleuse. On incite les gens à s’auto diagnostiquer et à ensuite réclamer des médicaments à leur médecin…
 
N’y a-t-il pas de code sur la publicité dans ce pays et pourquoi les médecins ne réagissent-ils pas? Mystère!
 
Il faut aussi dire, en terminant, que même les membres d’une profession libérale font une publicité dynamique, genre vendeurs de bagnoles : avocats, notaires, comptables et oui, même les médecins, vantent leurs talents et leurs spécialités… alors…! Et dire qu’au Québec ils se contentent habituellement de publier leur carte d'affaires dans les hebdomadaires locaux…
 
LA PÊCHE : UNE PASSION
 
Je ne suis pas pêcheur (dans tous les sens du mot…), mais j’aurais bien aimé l’être (dans le sens d’attraper des poissons…). Les Américains aiment la pêche et tous les quais de pêche sont très fréquentés, même très tôt le matin.
 
L’équipement utilisé est très complet : plusieurs lignes, de nombreux appâts naturels et artificiels, viviers, glace, etc. Le tout est véhiculé au bout des quais sur des chariots spéciaux qui peuvent aussi transporter une chaise, un parapluie ou parasol et, pourquoi pas, une petite radio avec écouteurs…
 
La pêche n’est pas toujours très fructueuse, mais les pêcheurs n’en semblent pas moins heureux. Et je ne vous parle pas ici de ceux qui vont en mer sur leur propre embarcation… L’industrie de la pêche sportive génère donc, ici, une activité économique importante. Ça vaut bien les médicaments pour les troubles nerveux…!
 
LE TÉLÉPHONE CELLULAIRE
 
Sans la possibilité d’utiliser un téléphone cellulaire de façon pratique et relativement économique, nous aurions sans doute beaucoup hésité avant d’entreprendre un voyage si long.
 
Cette technologie moderne permet à quiconque de nous contacter instantanément en tout temps. Comme notre forfait est basé sur un numéro de téléphone de la région de Saint-Jérôme, nos interlocuteurs qui veulent nous parler n’ont qu’à défrayer le coût de la communication jusqu’à Saint-Jérôme (nous assumons le reste…!).
 
Au début du voyage, nous avions un forfait de 200 minutes/mois. Ça s’est avéré rapidement insuffisant… et nous l’avons porté à 400 minutes/mois. Nous pouvons ainsi parler plus souvent et plus longtemps avec notre famille et nos amis. De fait, il n’est pas impossible de penser que nous communiquons plus souvent avec nos interlocuteurs qu’avant notre départ…!
 
Le seul inconvénient réside dans le fait qu’il nous est impossible d’utiliser notre cellulaire pour téléphoner en France où demeure toute la famille de Sandrine. Nous devons alors attendre (parfois trop longtemps) qu’ils téléphonent à notre numéro basé à Saint-Jérôme. Il doit bien exister des forfaits en France qui permettent d’appeler régulièrement au Québec. Avis aux Français qui veulent nous appeler, n’oubliez-pas de composer le numéro pour sortir de France et celui pour entrer au Canada.
 
Belle invention donc, qui permet de garder contact avec tous ceux que l’on aime.
 
ET LA SANTÉ AVEC ÇA…
 
Voyager, c’est la santé! Avec les obligations du voyage, notre niveau d’activités physiques a nécessairement augmenté. J’ai donc perdu du poids… un peu plus de 10 livres. Sandrine aussi, mais un peu moins…
 
Nous nous portons donc physiquement très bien. Autant que possible, nous évitons les restaurants fast-food. Nous cuisinons nos repas. Notre équipement de cuisine est un peu plus limité que dans une cuisine de maison, mais nous nous débrouillons relativement bien. Cependant, les produits offerts en épicerie sont un peu différents de ce que l’on trouve au Québec. Les coupes de viande sont différentes (souvent faites en usine) et les pains et fromages sont souvent de peu de qualité (pains) et très peu diversifiés (fromages).
 
Mais bon, on réussit à manger quand même à sa faim! Et la santé, ça va!
 
VIGUEUR CULTURELLE HISPANIQUE
 
On a déjà mentionné l’importance grandissante de la communauté hispanique aux États-Unis. L’opinion publique s’émeut de plus en plus de l’immigration illégale via la frontière USA Mexique, mais le gouvernement ne fait pas grand-chose sauf des discours…! Il faut dire que cette immigration fournit une main-d’œuvre à rabais la plupart du temps engagée illégalement particulièrement dans les secteurs de l’agriculture et de la construction.
 
Ici, dans le sud de la Floride, on retrouve une très importante communauté hispanique d’origine cubaine. Cette communauté est relativement homogène et fait preuve d’une vigueur culturelle exceptionnelle.
 
Dans la région de Miami, ils disposent de plusieurs stations de télévision et de radio qui sont très centrées sur la communauté. La pression culturelle est tellement forte que les quotidiens publient des éditions parallèles en espagnol…! De plus, l’affichage publicitaire et surtout celui dans les magasins sont presque toujours bilingues. Et tout ça s’est fait sans loi 101…!
 
Un tel constat d’une communauté immigrante hispanique qui force en très peu de temps une majorité anglo-saxonne à lui réserver une telle place culturelle, mais aussi économique incite à la réflexion. Et à la comparaison…
 
Pourquoi nous, francophones d’Amérique, avons-nous toujours eu de la difficulté à conserver notre culture en dehors du Québec? Pourquoi la France, pourtant souvent si fière face aux Anglo-Saxons, ne se rend-elle pas compte qu’elle anglicise outrageusement sa belle langue?
 
Les descendants des centaines de milliers de Franco-américains ne parlent plus français… Le français est moribond dans les provinces de l’Ouest et dans les Maritimes (à l’exception du Nouveau-Brunswick où il est presque incompréhensible par un mélange disgracieux de franglais). Il survit à peine en Ontario où les francophones doivent se battre pour conserver un hôpital francophone à Ottawa, la belle capitale nationale, située à moins d’un kilomètre de Gatineau, au Québec…! (Et ne me parlez pas de Niagara Falls!). Et oublions le déplorable exemple des Cajuns de la Louisiane qui ont été complètement et totalement assimilés.
 
 Pourquoi les Cubains à Miami, les Juifs à Outremont, les Chinois du Chinatown de Montréal ou encore les Italiens de Saint-Léonard conservent-ils si facilement leur culture et pas nous les francophones? Traits de caractère, vivacité de la culture, cohésion religieuse… Allez donc savoir pourquoi…!
 
Sur ce, je vous laisse à vos réflexions
 
 
Serge
 
Par Serge
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Samedi 31 décembre 2005
Le 31 décembre 2005
 
Bonjour parents, amis et autres,
 
Aujourd’hui, comme suite au texte de Sandrine, je vous parle de 4 sujets : le parc national des Everglades, les Indiens Miccosukee, le dragage des canaux et Sun City.
 
LES EVERGLADES
 
Comme nous vous l’avions dit précédemment, nous avons apprécié notre visite du parc national des Everglades. Cependant, j’avais lu dans le numéro de juillet-août 2005 de la revue Traveler (du National Geographic) qu’une évaluation des 55 plus importants parcs américains et canadiens classait les Everglades au dernier rang…!
 
Selon l’article, le parc est en grand danger de rapidement disparaître à cause des importantes quantités d’eau qui sont détournées au profit de l’agriculture. On prévoit réapprovisionner le parc d’une partie de cette eau détournée, mais le lobby des agriculteurs est fort et la rétrocession de l’eau se fait… goutte à goutte! En attendant, les marais s’assèchent de plus en plus et les oiseaux sont moins nombreux…
 
Mais ce n’est pas tout! L’article critique fortement le laisser-aller des autorités qui permettent la circulation des immenses véhicules hors route (swamp buggies), des bateaux surmotorisés ainsi que des hydroglisseurs (airboats) très bruyants. Toute cette circulation intense et bruyante dérange grandement les animaux du parc et détruit la végétation. Et qui contrôle le lucratif commerce de ces tours organisés pour les touristes et qui détruisent le parc peu à peu… vous l’avez deviné, ce sont les Indiens!
 
 
LES INDIENS MICCOSUKEE
 
 
La tribu Miccosukee compte moins de 1000 personnes. On les retrouve principalement dans un village situé sur la bordure nord des Everglades. Mais la communauté possède un droit d’exploitation de casinos qui lui permet de commanditer (sponsoriser en France…!) les différentes stations de télévision de la région de Miami… D’ailleurs, il y a présentement procès à Washington pour un lobbyiste qui leur aurait obtenu ces permis de casino, tout en les fraudant…
 
Donc avec ses casinos la tribu devrait être fort riche; ce n’est cependant pas ce qui nous a semblé en voyant les cabanes délabrées qui bordent la route…!
 
Riches ou pas, les Miccosukee semblent détenir le quasi-monopole des visites touristiques dans le parc en véhicules hors route et en hydroglisseurs.
 
En détruisant le parc petit à petit comme ils le font, les Indiens vont finir par tuer la poule aux œufs d’or…
 
En Floride comme au Canada et au Québec, le mythe du bon Indien respectueux de la nature et de l’environnement a la vie dure…! Ici, comme bien souvent ailleurs, rien n’est plus loin de la réalité.
 
 
LE DRAGAGE DES CANAUX
 
Au Collier Seminole State Park, on expose une drague géante qui a servi à creuser les nombreux canaux de la région (et à assécher ainsi les marais des Everglades!). Cette immense drague est la dernière de son époque. Un astucieux mécanisme lui permettait d’avancer dans les marais au fur et à mesure du creusage des canaux.
 
C’est surtout au début du 20e siècle qu’on se mit à détourner les eaux pour favoriser l’agriculture. L’agriculture se porte bien, mais pas le parc des Everglades! Tel qu’il a été mentionné plus haut, on veut retourner une partie de l’eau détournée, mais une toute petite partie seulement et selon un échéancier de 10-15 ans! Donc, goutte à goutte…!
 
 
SUN CITY : CAPITALE GÉRIATRIQUE MONDIALE
 
Aux États-Unis, on s’occupe bien des vieux, surtout s’ils sont riches! Sun City Center en est l’exemple parfait!
 
Lorsqu’un couple de vieux riches arrive, on s’empresse à le loger dans une petite unité d’habitation moderne et habituellement au rez-de-chaussée. Les fauteuils roulants sont bienvenus…! Puis on vous enlève votre voiture et on la gare habituellement dans un stationnement longue durée à l’abri des rayons du soleil. On vous permettra de la réutiliser à l’occasion…! Puis on vous fournit une voiturette de golf qui vous permettra de vous déplacer dans tout Sun City. Ainsi, vous pourrez aller au centre d’achat, à l’église de votre choix (il y en a beaucoup ici), à la pharmacie, à la clinique médicale, à l’hôpital et même au salon funéraire pour régler vos préarrangements si le cœur vous en dit…!
 
Mais n’ayez crainte : vous roulerez partout sur des voies strictement réservées aux voiturettes de golf et vous aurez priorité sur tous les autres véhicules aux intersections. De plus, tous les commerces vous offrent des places de stationnement réservées et proches de l’entrée.
 
Mais ne croyez pas que l’on désire votre mort rapidement. Non, ce ne serait pas assez payant. Alors, on vous étire, on vous allonge à petits feux. On vous organise : excursions (ou vous devrez marcher longtemps – c’est bon pour les orthopédistes!), visites, soirées nombreuses, conférences, sports aquatiques et autres. Enfin, le chic du chic, les bingos de jour ou de soir. Ici, une fois par semaine, le gros lot consiste en une opération totalement gratuite pour un remplacement du genou ou de la hanche (à votre choix). L’heureux gagnant (ou plus souvent gagnante, car il y a ici plus de femmes que d’hommes) pourra bénéficier d’une réduction de 50 % pour une autre intervention chirurgicale dans la mesure où c’est fait en même temps, mais sur un membre du même côté du corps…! Une vraie aubaine.
 
Sun City Center : le vrai bonheur avant de mourir doucement pour les vieux riches!
 
En Floride, des Sun City Center il y en a partout. Et les médecins sont bien contents : ils font des affaires d’or!
 
C’est tout pour aujourd’hui.
Joyeux Réveillon.
 
Serge
Par Serge
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Jeudi 5 janvier 2006
Le 5 janvier 2006
Petites réflexions personnelles, qui n’ont rien à voir, les unes avec les autres!
 
6 mois
 
Cela fait six mois aujourd’hui que nous sommes partis. Nous avons, en théorie, fait plus du quart du voyage. Le bilan est assez positif.
Financièrement, il y a un manque; vous le savez. Mais, ce n’est pas si important. Le trajet est modifié, mais le voyage continue.
 
Émotivement, ça va. Nous avons appris à vivre ensemble dans un espace restreint. Le couple est solide, de plus en plus solidaire et amoureux.
Les relations familiales sont relativement acceptables. Ce voyage demande beaucoup à Nicolas, qui doit se passer de ses amis et qui doit vivre collé sur ses parents (un peu trop). C’est aussi difficile pour les parents, car il n’y a pas de répit. La promiscuité et le manque d’intimité sont parfois pesants, mais on peut toujours aller se promener! On n’est pas sur bateau!
Dans l’ensemble, nous arrivons à vivre les uns avec les autres en relative harmonie.
 
Notre rythme de vie a changé. Nous avons beaucoup ralenti. Nous dormons plus longtemps, nous bougeons plus lentement. Nous prenons davantage le temps d’observer ce qui se passe autour de nous (nature, paysages, etc.). Fini le stress d’un horaire chargé. Ce que nous ne faisons pas aujourd’hui, nous le ferons peut-être demain, ou peut-être pas! Parfois, le simple plaisir d’être là, sur cette plage, ou dans cette ville est suffisant à notre bonheur! Et on en profite au maximum.
 
Année 2006
 
Une nouvelle année commence. C’est le temps des bilans et des projections. Je n’ai jamais été très douée pour les résolutions… Le plus dur, ce n’est pas de les prendre… C’est de les tenir! Donc, il n’y en aura pas!
Cette année sera pour nous une année exceptionnelle; du moins, nous le souhaitons! Une année complète de voyage… C’est terrifiant et en même temps, ça fait rêver!
J’envisage l’avenir avec optimisme. La venue de mes parents, en juillet, me fait très plaisir. Je garde espoir que d’autres membres de notre famille ou des amis puissent faire un bout de route avec nous.
 
Un peu plus terre-à-terre : les joies du camping!
 
Les insectes
 
J’aime les insectes, surtout ceux à l’insectarium de Montréal, quand ils sont épinglés dans de grands cadres sous verre avec leur nom en latin écrit juste en dessous! Non, je suis capable d’apprécier la beauté des papillons, la délicatesse des libellules ou même le travail délicat et laborieux des araignées dans les arbres. Les insectes que j’aime moins sont ceux qui envahissent mon espace personnel, ceux qui piquent et ceux qui me surprennent dans des endroits inattendus.
 
Quoi de plus dérangeant qu’une colonie de fourmis qui s’installe chez vous à votre insu! Nous essayons de nous en débarrasser depuis plusieurs jours maintenant, mais le Tortillard est rempli de cachettes, bien plus accessibles aux fourmis, qu’aux humains! Nous avons compris qu’elles sont entrées en suivant le fil électrique qui relie le Tortillard au courant du camping. La porte d’entrée toute désignée pour notre garde-manger! Nettoyage et rangement au programme.
 
Les insectes piqueurs sont parfois tout aussi envahissants. Dans le parc de Key Largo, nous étions obligés de garder la porte et les fenêtres fermées, car une espèce spéciale de mouches, tellement petites qu’ils appellent des « no see them » (tu ne les vois pas), passe au travers des moustiquaires et est particulièrement vorace! Les moustiques sont parfois tout aussi dérangeants, alors on reste à l’intérieur! Au moins, eux, on peut les voir et ils restent dehors!
 
Les insectes et autres bestioles qui te surprennent dans des endroits où tu ne les attends pas : une petite grenouille verte qui me regarde prendre ma douche, confortablement installée sur la porte, ou cette sorte de grosse sauterelle qui attend derrière la porte des toilettes, ou encore les araignées, petites ou grosses, qui descendent du plafond dans la salle de lavage, la salle de bains ou la douche. Ce n’est pas que je n’aime pas les visites, mais honnêtement, je m’en passerai bien!
 
Les Québécois en Floride
 
Je serai certainement moins acerbe que Serge sur ce sujet, mais je veux quand même en parler. La communauté de Québécois que nous avons rencontrée semble typique et représente assez bien, malheureusement, l’ensemble des Québécois qui passent leur hiver en Floride. Voici ce que j’ai observé : un camping occupé à 95 % de Québécois (le 5 % qui reste, ce sont des Mexicains), qui reviennent année après année, passer leur hiver avec leurs copains. Ils se connaissent tous, s’organisent des activités de loisirs ou sportives (bingo, pétanque, danse de ligne, etc.) et ne sortent pas du camping sauf pour faire des courses. Un de nos voisins vient depuis quatre ans et n’a toujours pas mis les pieds dans le parc des Everglades (à moins de 30 minutes en auto). Quand on lui en a parlé, il a dit que ça ne l’intéresse pas de visiter. Il est allé à Miami, voir son frère et à Fort Lauderdale voir un copain (les deux dans des campings de Québécois), mais c’est tout.
Le manque de curiosité est je crois, ce qui m’a le plus surprise. Car, ils ont quand même parcouru plusieurs milliers de kilomètres pour venir jusqu’ici. En route, ils ne voient rien. Ils restent, parfois en groupe, sur l’autoroute jusqu’à leur destination. Une fois sur place, ils se déplacent le moins possible. Certains ne parlent même pas anglais (juste assez pour payer leur essence et leur épicerie)! Leur objectif est de passer un hiver sans neige, avec le plus de confort possible (TV en français, journaux du Québec, etc.), mais sans aucun désir de découverte.
Pathétique!
 
Ce sera tout pour cette fois.
Sandrine
Par Sandrine
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