Réflexions
Le 6 janvier 2006
Bonjour groupe,
Tout comme Sandrine l’a fait, voici quelques réflexions et pensées de début d’année.
BILAN 2005
L’année 2005 constitue une année charnière particulièrement importante dans ma vie. J’aurais pu continuer à travailler pendant au moins 5 ans, mais l’argent et la sécurité financière ne constituent pas une priorité si importante pour moi. J’ai une pension relativement modeste et je m’en contenterai…!
J’avais un travail intéressant et une vie relativement calme et rangée… trop!
Depuis des années, Sandrine et moi rêvions d’un long voyage et d'aventure. Idéalement, j’aurais préféré un périple en pénichette ou house-boat sur les canaux navigables de France et d’Europe. Mais bon, plus tard peut-être?
Avec Nicolas qui vient d’avoir 12 ans, le voyage c’était tout de suite avec lui, ou encore dans 6 ou 7 ans, mais sans lui! Le choix a été facile à faire… De plus, enseigner les matières scolaires de niveau secondaire 1 et 2 nous est encore possible avec une bonne culture générale. Plus tard, la chimie, l’algèbre, la physique et la trigonométrie… pas sûr, pas sûr…!
À 60 ans, je suis en bonne santé. Comment serai-je dans 4, 8, 12, ou 15 ans? Je n’en ai aucune idée. Mais je serais désolé, étant gravement malade, de n’avoir réalisé aucun de mes rêves.
C’était donc maintenant.
L’Europe… l’Amérique… en pénichette… en motorisé? On a choisi le plus simple à réaliser : l’Amérique en motorisé!
États-Unis, Mexique, ouest du Canada. États-Unis, car c’est un pays magnifique avec des parcs sensationnels, des villes magnifiques, un réseau routier excellent et une infrastructure qui permet de camper à peu près partout. Mais, bien sûr, il y a aussi des Américains! Mais comme c’est ici le pays du meilleur et du pire, notre bonne étoile fait (et fera), que nous rencontrons, dans des campings, surtout le meilleur…Le Mexique, car c’est le dépaysement culturel total dans un environnement géographique totalement nouveau pour nous. Enfin l’ouest du Canada, car c’est beau (nous dit-on)! Et le jour béni où les Québécois décideront qu’ils n’ont plus peur et qu’ils deviennent une nation, il nous fera plaisir de venir revisiter les beautés du Canada, notre nouveau voisin et non moins ami!
On est donc partis dans cette aventure de 22 mois. Les ajustements de cette nouvelle vie sont maintenant faits. Seuls des pépins financiers ou de santé majeurs pourraient raccourcir notre voyage… Mais on ne peut pas envisager un tel périple sans penser que nous nous endetterons quelque peu! Le slogan : Partez maintenant, payez plus tard s’applique donc un peu ici, mais avec modération…!
Oui, 2005 a été une année importante de ma vie… mais je ne regrette rien!
DES COMPAGNONS DE VOYAGE
Depuis le début du voyage, nous souhaitons que des parents et amis se joignent à nous pour différentes périodes à leur convenance. Nous savons maintenant que Nicole et Michel (les parents de Sandrine) se joindront à nous du 24 juillet au 18 août alors que nous visiterons Vancouver, les Rocheuses canadiennes ainsi que les parcs Jasper et Banff près de Calgary.
Puisque nous avons avec nous de l’équipement de camping léger (tente, matelas pneumatiques, etc.), il nous est donc possible d’accueillir relativement facilement 2 personnes. Il est aussi possible de coucher à 5 dans le Tortillard, mais c’est un peu plus compressé…! Donc, invitation lancée à tous…
C’EST QUOI UN BABY-BOOMER?
On m’a toujours dit que j’étais de la génération des baby-boomers. Mais en campant quelques jours au Isla Gold RV Park près de Miami j’ai eu un gros choc… sociologique!
On y retrouvait majoritairement des personnes entre 50 ans et 75 ans, soit, en théorie, des gens de ma génération, des baby-boomers.
Mais voyez-vous, je n’aime pas jouer aux fers et peu au shuffleboard (sauf avec mon fils pour lui faire plaisir!); j’ai horreur du karaoké mal chanté de bas étage; je déteste la danse de ligne et les cours de danse de ligne; vous ne me verrez jamais aller dans un bingo, et encore moins à la messe du dimanche (ou du samedi); je préfère lire La Presse ou Le Devoir plutôt que le Journal de Montréal; je n’apprécie pas les petits chiens à sa mémé qui font caca sur le terrain des voisins; enfin, je trouve kétaines les décorations de Noël trop voyantes, trop chargées ou de mauvais goût ainsi que les grosses farces plates, à connotation sexuelle ou peu subtiles. Par contre, j’aime visiter des villes, des plages, des musées, des parcs naturels, des jardins et même des églises (à l’occasion, pas trop souvent); je m’intéresse à l’histoire d’un lieu, d’une région, d’un bâtiment, d’un peuple et j’achète souvent des livres qui en témoignent. Comprenez-vous alors pourquoi je n’étais pas très à mon aise parmi ma gang de Québécois à Isla Gold (voir le texte de Sandrine les décrivant…!).
C’est quoi mon problème? Suis-je trop âgé pour être réellement un Baby-Boomer? Suis-je snob? Je ne sais réellement pas…! Chose certaine, je n’ai pas senti beaucoup d’affinités avec des personnes, gentilles certes, mais dont les goûts et intérêts étaient fort différents des miens. M’encabaner 4 à 5 mois par année dans un camping clôturé simplement pour éviter l’hiver ne constitue pas pour moi le summum du plaisir. Il y a mieux à faire… Québécois ou non!
Excusez-la…
Serge
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