La vie dans le désert
Imperial Dam, le 11 février 2006
Bonjour à tous,
Nous sommes dans la région de Yuma depuis quelques semaines maintenant. Nous n’avons pas vraiment visité les alentours. Nous avions beaucoup de ménage, de rangement, de petites réparations et de préparations à faire avant de nous rendre dans le désert. Nous avons lavé et ciré le Tortillard, changé la toilette qui ne fonctionnait plus, remis de l’ordre dans nos affaires et lavé l’intérieur de notre petite maison.
Nous sommes à Imperial Dam depuis lundi. Nous sommes heureux, car jusqu’à présent, tout fonctionne normalement. Nous avons appris à gérer nos batteries, nos capteurs solaires et notre génératrice, et surtout, à limiter notre consommation électrique (moins de temps de télévision et d’ordinateur… c’est dur pour mes hommes, surtout le jeune!)
À quoi ressemble le désert? À l’endroit où nous sommes, c’est un paysage constitué de plateaux entourés de ravines plus ou moins larges et profondes et de collines plus ou moins hautes. Il y a assez peu de végétation, sauf au fond des ravines plus profondes, où l’on rencontre des arbustes et de l’herbe sèche. Il y a sur le sol énormément de rochers et cailloux de toutes tailles, et dans les zones qui ont été dégagées, des campeurs! Des centaines de campeurs, des milliers de campeurs!
Un peu plus loin, il y a le barrage (dam veut dire barrage en anglais). Qui dit barrage, dit retenue d’eau! Alors, il y a aussi des lacs. Le barrage principal est placé sur le Colorado. Nous pouvons remonter le fleuve, en bateau, sur environ 70 miles (ou 105 km) avant de rencontrer un autre barrage. Nous ne l’avons pas encore fait, mais avons bien l’intention de naviguer, mais bien sûr, pas sur toute la distance!
Que faisons-nous ici? Nous commençons par économiser sur le coût des campings et de l’essence du Tortillard. Nous avons également repris l’école avec Nicolas; ce qui ne lui a pas fait très plaisir, mais prend beaucoup de notre temps! Nous faisons aussi le point sur notre voyage et essayons d’établir un nouvel itinéraire qui rejoint les goûts de tout le monde, et notre budget!
Les activités ne manquent pas. Il y a ici beaucoup de randonnées à pied ou en bicyclette à faire. Des ânes sauvages habitent la région depuis la ruée vers l’or et ils ont, avec le temps, tracé des pistes un peu partout dans les collines et les ravines. Nous n’en avons pas vu, mais nous avons vu leurs traces lors de nos promenades. Et, il y a la navigation.
Quel genre de climat avons-nous? Le soleil brille tous les jours. En fait, il n’a pas plu dans la région depuis plus de 115 jours et le ciel n’annonce pas de pluie pour bientôt! Le taux d’humidité dans l’air est très bas (autour de 20 %), ce qui est très irritant pour les muqueuses, la peau et les yeux. Il y a souvent du vent, et nous devons penser à boire beaucoup d’eau ou de jus pour conserver notre hydratation. Par contre, les températures sont très agréables (entre 25˚ et 30 °C) le jour, et un peu fraîches la nuit (entre 6˚ et 12 °C).
Nous envisageons de rester ici un mois. Ensuite, nous verrons. Nous vous donnerons d’autres nouvelles bientôt.
Sandrine
Bonjour,
Sandrine a oublié de vous parler de nos petits déboires mécaniques qui continuent avec le Windstar. En effet, j’ai passé les dernières journées à Yuma (35 km d’ici) afin de trouver un garage qui puisse réparer les freins.
Trois jours plus tard, et 500 $ en moins, j’ai un nouveau système de freinage…!
Quelqu’un est-il intéressé à acheter (pas cher) un beau vieux Windstar tout rénové : nouveau démarreur, nouvelle transmission, nouveaux freins et sans doute d’autres améliorations à venir ? Me faire signe…!
Notre séjour dans le désert risque d’être un peu plus long que prévu si nous voulons nous réargenter!
À bientôt
Serge