Péripéties

Publié le par Sandrine

24 juin 2006

 

Bonjour à tous,

 

Nous vous avons raconté notre visite de San Francisco. Maintenant, nous devons vous raconter nos dernières péripéties. En quittant Oakland, notre objectif était de nous rendre à 12 km au nord d’une petite ville qui s’appelle Willits. Nous devions y demeurer quelques jours et visiter la région des séquoias côtiers (redwood trees), avant de nous rendre à Crescent City. Nous avons quitté Oakland le 18 juin, par une belle matinée ensoleillée. Dès que l’on quitte les alentours de la baie de San Francisco, il fait beau et chaud!

 

Nous sommes descendus lentement dans la vallée, car le camping Anthony Chabot est situé dans les collines avoisinant la banlieue de San Francisco. Nous avons attaché le Windstar sur le Dolly en bas des côtes et nous avons pris la route.  Tout va bien. Nous empruntons le pont de l’autoroute 580 sans problème et sommes un peu rassurés sur notre moteur. Nous roulons sur la route 101, en chialant un peu sur l’état catastrophique des routes, mais en admirant le paysage. Nous traversons le comté de Sonoma qui produit beaucoup de vin. Nous dépassons Ukiah et ensuite Calpella et atteignons une zone de collines. Le moteur commence à avoir des difficultés. Nous n’avons pas assez de puissance pour garder notre vitesse dans les côtes. Nous décidons de nous arrêter et de détacher le Windstar. Nous en profitons pour laisser le moteur se reposer un peu. Nous reprenons la route lentement, Serge conduit le Tortillard, je le suis dans le Windstar. Nous perdons de plus en plus de puissance et n’arrivons plus à reprendre notre vitesse, même en descente. Nous arrêtons une nouvelle fois sur le bord de la route, dans un espace aménagé et laissons le moteur se reposer un peu, encore une fois. Une demi-heure plus tard, nous tentons de reprendre la route. Cette fois, nous parcourons 150 mètres et le moteur s’arrête alors complètement. Pour faire exprès, nous sommes dans une montée et dans une courbe serrée. J’essaie de placer le Windstar dans un endroit visible pour alerter les automobilistes et éviter une collision. Dix minutes plus tard, une automobile de la police de la route arrive. Après quelques questions, le policier installe des feux d’urgence, appelle une dépanneuse et me demande de placer mon auto dans un élargissement d’urgence un peu plus haut.

 

La dépanneuse arrive. Le Tortillard est une propulsion arrière et on doit défaire son arbre de transmission pour pouvoir le tirer.  Le policier s’impatiente et les gars de la dépanneuse doivent enlever immédiatement notre véhicule de la circulation de plus en plus dense en cette fin d’après-midi. Enfin, nous sommes prêts à partir en direction de Willits. Nous y arrivons en moins de 2 km!!! La dépanneuse nous amène dans un premier garage, mais le spécialiste des gros véhicules est malade et absent pour une semaine. La dépanneuse nous dépose alors dans un autre garage. Défaire un arbre de transmission fait partie des frais normaux d’un remorquage, mais le remonter est en supplément!!! Je vous assure que je ne fais pas de farces!!! Nous prenons entente avec le garagiste pour qu’il remonte l’arbre de transmission et la dépanneuse s’en va en emportant 200 $ US!!! C’est payé cher pour nous dépanner sur 2 km!!! Avec tout cela, nous sommes vendredi après-midi, et le garagiste n’a pas le temps de travailler sur notre véhicule avant lundi. Par contre, le moteur a bien voulu redémarrer et semble vouloir fonctionner. Le garagiste tente de remonter la transmission, mais il manque des pièces et deux de celles que l’on a sont endommagées et ne peuvent plus servir… Heureusement, il y a un magasin NAPA dans la ville et les pièces sont livrées en 15 minutes. La transmission fonctionne finalement, mais cela nous coûte 80 $ de plus! Nous négocions avec le patron de la compagnie de remorquage qui accepte de payer pour la négligence de son employé! Cependant, nous ne pouvons pas nous rendre dans le camping que nous avions choisi (17 $ avec tous les services), car il y a encore une grosse côte à monter. Le garagiste nous suggère le camping KOA, qui n’est pas loin et sans côtes à monter… Nous téléphonons pour savoir s’il y a de la place. Il y en a et nous réussissons à y aller! Le camping coûte 42 $ la fin de semaine et 38 $ la semaine, et il faut ajouter 3 $ par jour pour l’enfant!!! Avons-nous le choix? Par contre, il a une piscine et un Wifi (accès Internet sans fil). Nous y passons la fin de semaine, en essayant de relaxer, en lisant nos messages, en écrivant des textes et en traitant des photos (que nous ne serons pas capables de mettre sur notre site suite à une panne du serveur d’Over-blog!).

 

Le lundi, nous retournons au garage. Nous démontons le filtre à essence qui a moins de 300km et qui est très sale! Par contre, l’essence du réservoir ne semble pas en cause comme on le croyait. Comme le carburateur vient d’être refait, on cherche ailleurs.

 

On change en premier la tête du distributeur, puis le distributeur lui-même. Il semble que la tête du moteur laisse passer trop d’air… On la démonte puis la remonte avec un nouveau joint d’étanchéité. Ça ne règle rien… Notre gentil garagiste dort aussi mal que nous et s’avoue vaincu : il nous envoie chez un autre garagiste, mieux équipé et prétendument plus compétent (il est aussi plus cher!). Entre temps, après une des nombreuses manipulations, le moteur a complètement refusé de partir, ce qui nous a forcés à dormir dans un motel (mardi soir). Nous changeons de garage, en nous entendant avec le premier. Il ajustera sa facture en fonction de ce que fera son confrère. Nous sommes mercredi et rien n’est réglé!

 

Le confrère pense au filtre à essence dans le moteur lui-même. Il est très sale, mais ça ne change rien au problème. Il propose de regarder le carburateur. Lui aussi est sale, bien que changé d’à peine un mois. Nouveau nettoyage, on constate que les réglages n’ont pas été faits correctement. Mais, ça ne change rien. On refait une deuxième fois la tête du moteur, car il y a toujours des fuites d’air! Et devinez? Ça ne change rien!!! Alors, on regarde une nouvelle fois le carburateur, pour se rendre compte qu’il a des fuites… Nous devons donc le changer!!! Nous sommes maintenant vendredi. Pour être sûr, on essaie un carburateur d’un autre modèle et le problème semble réglé! Donc, c’est bien le carburateur qui fait défaut! On en commande un (du bon modèle) qui doit arriver le lendemain (samedi). Le garagiste et son patron acceptent de travailler un samedi pour nous permettre de partir au plus tôt de cette satanée ville. Par contre, nous avons tout de même passé trois nuits dans le stationnement du garage, car le moteur fonctionnait trop mal pour nous rendre jusqu’au camping!

 

Samedi 8 h 40 : le carburateur arrive. On l’installe et on l’ajuste. On fait un test. Ça ne fonctionne toujours pas… Le nouveau carburateur n’est pas bon. Il faut comprendre que, à cause de l’âge avancé de notre motorisé (1989), on ne trouve plus de carburateurs neufs. Ceux qui sont actuellement sur le marché sont des carburateurs remis à neuf, avec plus ou moins de succès. Notre garagiste nous assure que 70 % seulement des carburateurs sont bons!!! Avec notre chance, nous sommes tombés sur un mauvais.

 

L’ajustement de ce mauvais carburateur est par contre assez bon pour nous permettre d’aller jusqu’au camping KOA où nous allons passer une deuxième fin de semaine.

 

Lundi matin, le patron va commander un nouveau carburateur, d’un autre modèle (plus facile à ajuster) et mardi, il sera installé. En espérant que cela règle vraiment notre problème!

 

Et le compteur des dépenses continue à tourner...

Nous essayons malgré tout de garder le moral, mais ce n'est pas facile!

À bientôt pour d'autres nouvelles... que l'on espère meilleures.

Sandrine

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Publié dans Récit de voyage

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