Nous sommes de retour

Publié le par Serge et Sandrine

Dimanche, le 30 octobre 2005

Bonjour à vous tous,

Assez c’est assez et nous avons décidé de régler notre problème d’ordinateur et nos maudits maux de mots et d’accents!

Partis de St-Jérôme le 5 juillet, nous avons perdu l’usage de notre ordi le 1er septembre et nous sommes aujourd’hui le 30 octobre…! Comme Toshiba ne semble pas vouloir régler notre problème dans un avenir prévisible, nous avons décidé de nous acheter un autre ordi. Il s’agit d’un DELL Latitude d’occasion qui n’a pas la puissance de l’autre, mais qui nous permettra néanmoins de vous écrire plus régulièrement et substantiellement. En effet, une partie du plaisir de voyager consiste à constater des choses et de vouloir les partager avec tous ceux qui veulent bien nous suivre. À compter de maintenant, nous pourrons vous transmettre des textes plus régulièrement accompagnés de photos dès que nous serons capables.

Nous sommes présentement à Myrtle Beach en Caroline du Sud au Myrtle Beach State Park (27 US $/jour avec eau et électricité). C’est un parc magnifique situé directement sur la mer et qui comporte un quai de pêche de plus de 200 mètres.

Il fait froid et même très froid pour la saison et pour la région: 7 C la nuit et à peine 20 C le jour. C’est tout de même mieux qu’au Québec…! On nous annonce un retour à la normale saisonnière sous peu.

Nos textes depuis près d’un mois ont été un peu courts et voici un complément d’information :

VIRGINIA BEACH : nous y sommes demeurés 6 jours (du 1er au 7 octobre) et malgré un temps parfois maussade nous avons visité plusieurs sites historiques.

En premier lieu Jamestown qui fut la première colonie anglaise permanente en Amérique. Fondée en 1607 (un an avant Québec!) sur une île, elle fut presque abandonnée quelques années plus tard alors que tous les habitants s’étaient embarqués pour retourner en Angleterre. Après quelques heures de navigation, alors qu’ils débouchaient de la rivière James dans la baie de Chesapeake, ils rencontrèrent leur nouveau gouverneur qui arrivait avec des ravitaillements. Celui-ci força les colons à rebrousser chemin… C’est ainsi que la colonie de Jamestown ne fut pas abandonnée (sauf pour quelques heures) et devint la première colonie anglaise permanente en Amérique. Le site est intéressant à visiter et d’importantes fouilles archéologiques sont en cours. Un nouveau centre d’accueil beaucoup plus imposant est en construction et sera inauguré en 2007 lors des cérémonies du 400e anniversaire.

Avant d’arriver au lieu historique lui-même qui est maintenant sur une presqu’île, on rencontre sur le chemin pour s’y rendre un site reconstitué géré par une société historique. Évidemment, on ne vous dit pas que ce n’est pas le vrai site avant que vous ayez payé…! (Il faudra donc payer deux fois…!) On y trouve le fort reconstitué ainsi que des maquettes grandeur réelle des trois navires du premier voyage. De plus, un important musée présente de nombreux documents qui situent bien l’événement.

Détail intéressant : la première femme à arriver dans la colonie peu après s’appelait madame FOREST et accompagnait son mari monsieur Forest… Comme quoi…!

On nous parle aussi beaucoup de Pocahontas, la fille du principal chef indien de la région et qui maria un des colons. Ce mariage assura la paix pendant quelques années ce qui permit à la colonie naissante de prendre racine. Quelques années plus tard, les colons de plus en plus nombreux se mirent à cultiver le tabac (ce qui sauva la colonie de la banqueroute). Cette culture appauvrissait rapidement les sols et on trouva bientôt que les indiens ne cédaient pas leurs terres assez vite pour permettre l’expansion de la culture du tabac. La chicane a pogné et les indiens y ont goûté…! Mais ça, on n’en parle pas trop; glissez, glissez mortels…

Après Jamestown, on a visité Yorktown qui n’est pas très loin. C’est le lieu de la dernière bataille de la guerre d’indépendance américaine ou, en octobre 1781, le général anglais Cornwallis se rendit au général américain Washington et au général français La Fayette. En fait, si Corwallis perdit la bataille c’est qu’il ne fut pas approvisionné et supporté par une flotte de guerre anglaise venue à son secours, mais qui fut défaite à l’entrée de la baie de Chesapeake par une flotte de guerre FRANÇAISE! (une sorte de Trafalgar français avant son temps…!)

Mais que venait faire la France dans ce conflit? En beau maudit d’avoir perdu le Canada sur les plaines d’Abraham à Québec (elle s’en mord encore les doigts aujourd’hui – c’est De Gaulle qui l’a presque dit en 1967…) la France cherchait tous les moyens pour nuire à son éternel ennemi (c’est à peine mieux aujourd’hui…). Ayant constaté, par des victoires américaines particulièrement dans l’axe lac Champlain – rivière Hudson, que les 13 colonies avaient une chance de bouter les Anglais hors des Etats-Unis, la France s’empressa de leur venir en aide…

À Yorktown, Washington (qui ne fut jamais un très grand général) se fia beaucoup aux avis de La Fayette et des troupes françaises qui avaient une grande expérience de la construction et de l’utilisation des tranchées. Celles-ci furent érigées rapidement et surprirent les Anglais. Enfin, l’artillerie française était très supérieure à l’artillerie anglaise. Cornwallis était adossé à la rivière, sans support maritime et inférieur en nombre. L’affaire fut vite réglée… Voilà d’où vient l’oncle Sam : c’est la faute aux Français…!

Enfin nous avons visité Williamsburg (3 étoiles Michelin), qui fut pendant un temps capitale de la Virginie. Cette ville très historique était presque à l’abandon jusqu’à la fin des années 1920 alors que John D. Rockefeller décida de la reconstruire. Aujourd’hui c’est un gros Upper Canada Village (ou Village d’Antan à Drummondville, à votre choix). L’entrée du site est très chère (35 US $/adulte et 15 US $/enfant) et nous avons un peu hésité… Une fois sur place (et c’est ce que l’on ne nous avait pas dit) nous avons constaté que l’accès au site est gratuit puisqu’il fait partie de la ville contemporaine…! En fait, on paye pour entrer dans les édifices et pour assister aux démonstrations d’artisanat des personnages en costumes…! Si j’avais su… (dixit le petit Gibus!). Enfin, c’était quand même très bien…

Dans tout ce déploiement de nationalisme américain ou le drapeau étoilé est omniprésent, nous avons rencontré un forgeron québécois qui se spécialise dans la fabrication de pièces diverses du 17e siècle. Son opinion sur les américains valait la peine d’être entendue...

Il y aurait eu d’autres choses à visiter à partir de Virginia Beach, en particulier la base navale de la marine américaine à Norfolk qui est, nous dit-on, la plus importante au monde. On peut même y visiter des navires de guerre toujours en service. Nous l’avions fait il y a plusieurs années avec les 3 enfants. Mais si je me souviens bien, les vérifications de sécurité étaient drastiques et nous étions bien des années avant le 11 septembre. Alors qu’en est-il aujourd’hui? Après avoir constaté les mesures prises avant d’entrer dans des musées à Washington, une fouille complète avant de pouvoir monter sur un navire de guerre ne m’étonnerait pas! Merci quand même… Avant de partir j’ai subi un examen de la prostate. J’ai déjà donné et ça suffit comme ça… On repassera.

Voici donc ce que m’inspire nos quelques jours à Virginia Beach. Ce sera tout pour cette fois

Serge

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Publié dans Récit de voyage

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