Souvenirs du désert

Publié le par Sandrine

Congress, le 26 avril 2006

 

 

Tour au long du voyage, des paysages nous ont enchantés ou surpris. Mais aucun n’a été aussi dépaysant que le désert. La côte Atlantique, avec ses grandes plages de sable blanc et sa végétation évoluant plus nous allions vers le sud : de plus en plus de palmiers et de moins en moins de sapins ou de feuillus (érables, bouleau, chênes), nous a enchantée, les montagnes du Blue Ridge nous ont offert un beau dépaysement, mais le désert, c’est vraiment autre chose!

 

 

Le désert est aride (ce n’est pas vraiment une nouvelle pour personne, je le sais!), mais il n’est pas uniforme. Les paysages peuvent être très différents selon l’altitude, la nature des sols ou le climat (plus ou mois humide). Ainsi, on retrouve des plaines, des plateaux, des dunes de sable, des montagnes. Chaque  décor est peuplé de plantes et d’animaux différents.

 

 

L’aridité se manifeste de différentes façons! Le plus grand changement reste l’absence d’herbe (et donc de verdure), suivi de près par l’absence d’arbres. Par contre, deux éléments sont très présents : le vent et la poussière! Et on ne peut pas dire que ce soit agréable tous les jours!

 

Malgré tout, il y a une forme très variée de végétation! La plus répandue est sans conteste les arbustes ou buissons de Créosote. On en trouve partout. Ils donnent un certain relief et une couleur au désert. De petite taille (environ 50 cm), avec de petites feuilles d’un vert très foncé, ils produisent de toutes petites fleurs jaunes au printemps et des fruits pelucheux qui nourrissent rongeurs et fourmis.

 

 

Les autres formes de végétation dépendent davantage de type de désert dans lequel vous vous trouvez.

 

Ainsi, les grands Saguaros ne se retrouvent que dans certaines zones propices : celles qui reçoivent, à l’occasion, de belles averses qui permettent à ces plantes magnifiques (j’ai de la difficulté à les considérer comme des arbres!) de refaire leur réserve d’eau.

 

La famille des cactus est très grande (plus de 250 espèces). Ainsi les Organ Pipe (Tuyaux d’Orgue) sont très ressemblants à l’objet dont ils tirent leur nom.

 

Les Cholla se répartissent en plusieurs sous espèces : Cholla sauteurs, Cholla oursons, et bien d’autres.

 

Les arbres de Josué (Joshua Tree) ne se retrouvent qu’à une certaine altitude (plus de 900 pieds, 300 mètres) et seulement dans le haut désert du Mohave.

 

Les Palo Verde se retrouvent au bord des ravines (Wash) où ils peuvent puiser toute l’eau qui passe, quand il en passe! Leur adaptation à leur milieu est étonnante. Les troncs sont verts pour faire la photosynthèse. Ainsi, ils n’ont pas besoin de feuilles pour vivre et s’en débarrassent dans les période de sècheresse ce qui diminue la perte d’eau !

 

Par contre, les Ocotillos préfèrent les versants de colline ou les plaines bien sèches du sud-américain. Durant les périodes de sècheresse, ils font le mort, perdant toutes leurs feuilles et ils se réveillent avec une seule pluie!

 

Les plantes les plus impressionnantes du désert sont sans doute les Centenaires. Il en existe plus de 140 sortes. Elles sont aussi appelées agaves et sont consommées sous forme de Tequila!!!! Ces plantes vivent pendant 7 à 75 ans (dépendant des sous-espèces) et ne produisent qu’une seule énorme fleur au bout d’une tige interminable (jusqu’à 11 mètres) et elles meurent quand leur fleur fane!

 

La quantité et la diversité des plantes est incroyable : cactus, aloès, buissons, fleurs, etc.

 

Nous avons beaucoup appris lors de notre visite au Jardin Botanique du Désert. Plus j’y pense, plus je crois que nous aurions dû commencer par là, mais les plantes n’auraient pas été en fleurs en février et cela aurait été vraiment dommage, car c’était magnifique!

 

 

Un autre aspect du désert concerne ses habitants. Je ne parle pas des humains, mais des animaux. La première chose qui m’a frappé, en février et mars, c’est l’absence d’insectes! Une vraie révélation après les mouches, moustiques, noseethem et compagnie de la Floride! Ici, même les fourmis sont absentes! Du moins en apparence! Car le désert est habité.

 

Tout d’abord, par une énorme quantité d’oiseaux : les fameux snowbirds (fuyards d’hiver!)! Des oiseaux du nord venus passer l’hiver au chaud!

 

Et par quelques indigènes : colibris, pic Gila (sorte de pic bois pour cactus), quails (cailles bizarres), roadrunners, vautours et faucons.

 

Les mammifères ne sont pas en reste avec les coyotes (on en a aperçu 2), les écureuils à queue ronde, les lapins désertiques et bien d’autres que nous n’avons pas eu la chance de rencontrer (Gros lièvre à queue noire, Packrat (petit rat de 20 cm!), écureuil antilope, etc.) .

 

En ce qui concerne les reptiles et autres animaux plus dérangeants, la rencontre, dans le camping avec un serpent a été assez saisissante! Heureusement, il n’était pas venimeux! Les lézards sont gros comme des souris et les araignées et les abeilles peuvent être monstrueuses. Les animaux les plus redoutables pour l’homme sont les serpents à sonnette, mais en cette période de « froid !», ils dorment encore!!!

 

Comme vous pouvez le voir, le désert est bien vivant! Et très surprenant! Nous en gardons un bon souvenir et l’envie de revenir!

 

 

Ce sera tout pour cette fois.

 

Sandrine

 

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Publié dans Récit de voyage

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